L’UC attend « une date ferme et irréversible » pour l’indépendance

Réunie en comité directeur samedi 27 août à La Conception, au Mont- Dore, l’Union calédonienne a dit attendre des discussions avec la France, « la fixation d’une date ferme, irréversible et définitive pour l’indépendance ».

Les bilatérales ne porteront que sur deux sujets a dit le président Daniel Goa dans son discours : « l’irréversibilité constitutionnelle et notre émancipation ». Pour l’UC, les trois consultations n’ont rien soldé et « le processus de décolonisation ne s’achèvera qu’à l’indépendance de la Kanaky-Nouvelle- Calédonie ». Par ailleurs, le « peuple kanak » n’acceptera aucune consultation sur un nouveau statut, ouverte au-delà du peuple calédonien.

L’UC ne participera pas non plus au prochain Comité des signataires, « vidé de sa substance » du moment où l’État s’est exonéré de le convier pour décider unilatéralement du troisième référendum. « L’État a tué cette instance de dialogue et de consensus et a anéanti 20 ans de travail politique. »

Le congrès du parti en novembre formalisera le contenu et le format précis des discussions futures. Daniel Goa souhaite que toutes les forces indépendantistes intègrent le FLNKS et qu’un président soit élu « pour ne parler que d’une seule voix ». Option qui devra être validée cette fois lors du congrès du Front en « janvier ou février », avec une nouvelle concertation sur la tenue et le contenu des bilatérales.

Pour Daniel Goa, pas question de soutenir « cette France dans le Pacifique qui s’invite et qui s’impose ». Selon lui, elle ne veut s’installer durablement ici que pour « défendre ses intérêts commerciaux dans le business de la guerre ».

L’UC considère enfin que tant que les discussions n’auront pas abouti sur une solution consensuelle et définitive, l’organisation politique issue des accords restera en vigueur.

Chloé Maingourd

Photo : Archives DNC

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