Loi anti-plastique : Nina Julié dans les 22 mètres

Il n’en fallait pas plus pour faire bondir le premier vice-président de la province Sud. Philippe Blaise a tenu à répondre à Nina Julié qui, la semaine dernière au nom de Générations NC, indiquait vouloir interpeller la Maison bleue sur la loi anti-plastique

Celle qui a porté la loi anti-plastique et se satisfait des avancées réalisées depuis cinq mois, soit la mise en application du texte, dénonce le fait que « la province Sud n’a pas tenu compte de la feuille de route validée par les acteurs en mars 2019. » Nina Julié ajoute que « le comité de pilotage n’est plus réuni et aucun guide des bonnes pratiques n’a été communiqué, ni aux commerçants ni aux consommateurs. » C’est pourquoi elle invite la province Sud à reprendre le travail.

La déclaration de la représentante de Générations NC n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Philippe Blaise, en tant que premier vice-président de la province Sud, a tenu à remettre les pendules à l’heure. Nina Julié soit « se trompe de combat », soit « fait exprès de détourner l’attention des erreurs contenues dans sa propre loi de janvier 2019 », déclare-t-il. Il rappelle au passage à Nina Julié qu’il s’agit d’une loi du pays, votée par le Congrès, « dont l’application n’est pas du ressort de la province Sud, mais du gouvernement. »

Combler les lacunes

Philippe Blaise précise aussi que lorsque le nouvel exécutif provincial a pris ses fonctions, « il a aussitôt été interpellé par de nombreux commerçants qui n’avaient pas été consultés ni informés sur les conséquences pratiques de la loi anti-plastique de Mme Julié ».

Le premier vice-président insiste sur le fait qu’à sa demande la Direction de l’environnement de la province Sud a constitué, dès juillet 2019, un groupe de travail avec la Direction des affaires économiques du gouvernement pour combler ces lacunes et informer au plus vite les commerçants sur les conséquences pratiques de cette loi. Deux notes d’information, rédigées avec l’aide technique de la province, ont ainsi été diffusées par la DAE les 31 juillet et 21 novembre 2019. « Parallèlement, la province Sud a organisé des journées d’ateliers de la transition économique et écologique qui ont permis un partage d’expérience et de connaissances », a rajouté l’élu.

Une loi à rectifier

Philippe Blaise en profite pour revenir sur le fond de cette loi anti-plastique en indiquant que « si les Calédoniens constatent aujourd’hui que des sacs en plastique continuent à être distribués dans les commerces, c’est d’abord à cause d’un défaut majeur de cette loi qui comporte une faille béante puisqu’elle a laissé possible la commercialisation par les fabricants de sacs plastique d’une épaisseur supérieure à 50 microns, ce qui la vide de son efficacité. »

Il y a par ailleurs une protection de marché pour des sacs « faussement écologiques qui sont présentés comme biosourcés alors qu’ils contiennent encore 70 % de matière plastique, avec l’interdiction, en revanche, d’importer des sacs écologiques à 100 %. » On l’aura compris la loi comporte de nombreuses erreurs et c’est « pour toutes ces raisons que nous proposerons au Congrès de la rectifier », conclut l’élu de l’Avenir en confiance.

D.P.

©afp

 

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