L’impressionnant Niran cause moins de dégâts que prévu

Le cyclone tropical intense Niran a frappé la Nouvelle-Calédonie, samedi, en longeant le littoral du Nord au Sud avec des rafales allant jusqu’à 220 km/h. Il a causé principalement des dégâts matériels et d’importantes coupures d’électricité. Le territoire était cette fois bien préparé. Un enfant est en revanche décédé au lendemain de son passage.

Les Calédoniens attendaient un monstre. En souvenir d’Érica qui les avait profondément marqués en 2003, Niran – et sa trajectoire similaire – avait été sérieusement anticipé par les autorités et la population. Si les alertes avaient été déclenchées tardivement pour la dépression Lucas le mois dernier, cette fois-ci, la prudence était de mise avec une pré-alerte le jeudi, un passage en niveau 1 le vendredi soir et en alerte 2 le samedi matin pour toute la Nouvelle-Calédonie (même si le Sud n’a été touché qu’en fin de journée). Le week-end a facilité ces décisions. Les personnes ont par ailleurs eu le temps de préparer leurs habitations et ceux résidant dans des logements précaires ont pu anticiper leurs déplacements dans les lieux d’accueil mis en place dans les communes. Lucas avait par ailleurs déjà fait du ménage sur la végétation. Par précaution, Air Calédonie avait envoyé ses avions à Brisbane.

Le phénomène est arrivé samedi matin en catégorie 5 à l’ouest de Bélep, se déplaçant à 45 km/h environ. Il s’est affaibli au niveau de Poya vers 11 heures et se trouvait, à 17 heures, à une vingtaine de kilomètres au large de Nouméa. Il s’est ensuite évacué par le sud de l’île des Pins. Son ampleur n’était pas énorme : le rayon de tempête (rafales dépassant les 130 km/h) était situé entre 90 et 130 km. Le bilan du phénomène est attendu, mais on parle de vents atteignant 190 km/h à Bourail, 154 km/h dans la capitale. Des vents impressionnants et relativement destructeurs. Facteur positif : après le déluge causé par Lucas, Niran n’a pas apporté beaucoup de précipitations, en particulier dans le Sud.

Au final, la Nouvelle-Calédonie a déploré quelques blessés, et un drame le lendemain à Canala (lire par ailleurs). Les dégâts ont surtout été causés sur les structures et la végétation : des toitures envolées, des arbres arrachés, des bateaux, principalement au mouillage, échoués ou détruits. Les coupures d’électricité ont aussi été aussi massives. Au plus fort du phénomène, plus de 30 000 foyers ont été privés de courant. Les équipes d’EEC et d’Enercal ont œuvré à la remise en service des réseaux jusqu’à cette semaine. À noter également pour le centre-ville de Nouméa, une épaisse fumée en provenance de la SLN samedi en début d’après-midi, conséquence des évacuations de pression des fours et des poussières diffuses de minerai sec.

Les ports ont été relativement épargnés, un test positif en particulier pour les nouvelles structures de Port-Moselle. Dans les communes, les équipes municipales et les sociétés d’élagage étaient, en tout cas, sur le front dès dimanche pour nettoyer les routes, les voies d’accès, les parcs… avec une efficacité à saluer. La Nouvelle-Calédonie a pu respirer, le temps d’une journée…


Un enfant décède à Canala

Dimanche, au lendemain du passage du cyclone Niran, un enfant en bas âge est entré en contact avec un câble électrique à terre. L’enfant est mort dans l’ambulance qui l’emmenait vers le Médipôle. C’est l’unique victime du cyclone recensée par les autorités.

C.M.

©C.M. DNC 

 

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