Les policiers municipaux pourront être dotés d’armes létales

Les policiers municipaux pourront porter un pistolet ou un revolver si le maire l'autorise. (©DR)

Un décret publié mardi 29 septembre au Journal officiel de la République française autorise désormais les policiers municipaux calédoniens et polynésiens à porter une arme de poing. Jusqu’ici, la Nouvelle-Calédonie n’avait pas cette possibilité, rappelle le député Nicolas Metzdorf, à l’origine du décret.

Pour le syndicat Alliance police municipale Nouméa, il s’agit d’une avancée positive, notamment face à « l’accélération de la délinquance » et l’usage croissant des armes blanches, souligne son représentant, Vaclav Lebovic. Le syndicaliste souhaite toutefois que ce texte s’accompagne d’une réforme globale du statut des policiers municipaux, inchangé depuis 1994. Il dénonce notamment l’absence de catégorie A et de revalorisation, alors que les missions des agents ont évolué et que de nouvelles compétences leur ont été confiées.

Le décret entrera en vigueur le 9 octobre. Chaque commune pourra décider de l’appliquer ou non. Un point important, car « il peut y avoir des différences très importantes en matière de besoins de sécurité », explique Pascal Vittori, président de l’association française des maires, qui insiste aussi sur l’obligation, en amont, d’assurer des formations et des séances de tirs réguliers aux policiers municipaux. Il reviendra également aux communes de financer l’équipement des agents.