Les jeunes s’occupent de la biodiversité

La province Sud a lancé cette année le dispositif A2E, pour aires éducatives environnementales, dans 23 sites, entre Bourail et l’île des Pins. L’objectif : sensibiliser la jeunesse à la préservation de la nature.

Forêt sèche, maquis minier, mangrove… La diversité ne manque pas dans la nature de Nouvelle-Calédonie, en général, et de la province Sud, en particulier. Mais cet environnement reste un bien commun fragile et c’est pourquoi la Maison bleue a lancé le dispositif des aires éducatives environnementales (A2E). Le but est de sensibiliser les plus jeunes à la préservation de cet environnement par la transmission d’un savoir-faire et de connaissances.

Ces A2E sont au nombre de 23 au total pour 2020. Elles sont réparties entre neuf communes de la province Sud, toutes liées à un établissement scolaire et gérées via un projet de classe par des élèves, de la primaire au lycée. Le site doit impérativement se trouver à proximité de l’établissement voire à l’intérieur. Parmi les actions qui y sont menées, la plantation et la restauration d’un milieu sur un site naturel ou aménagé (forêt sèche, forêt humide, maquis minier, marais, mangrove, rivière…) ou l’aménagement d’un espace permettant l’acquisition de connaissances, environnementales et écologiques. L’A2E peut alors être matérialisée par un potager, une butte de permaculture, une mare, un mur végétal, un jardin à papillons, botanique, médicinal…

Papillons, forêt sèche et plantes médicinales

Ce dispositif s’appuie également sur des acteurs du secteur pour la transmission de leurs connaissances aux élèves et qui sont associés en fonction des thèmes abordés dans le projet de classe. Le panel des intervenants est très large, puisque les acteurs peuvent être des professionnels, ONG, associations environnementales, riverains, maisons de quartier, commerçants et artisans, organismes solidaires ou encore des institutions.

Retardés par la crise sanitaire, ce n’est que ce mois-ci que certains élèves ont pu commencer leur projet. C’est bien entendu Nouméa qui compte le plus de projets, avec neuf A2E réparties dans la capitale. La commune de Dumbéa en compte quatre, dont un jardin à papillons au collège Edmée- Varin, à Auteuil. Les projets sont extrêmement variés avec de la gestion de forêt sèche au collège de Sainte-Marie à Païta, à Kaméré ou encore à Champagnat, de la préservation de mangrove aux collèges de Boulari et de la Conception, au Mont-Dore, ou encore des jardins kanak au collège La Colline de Thio. Il y est développé champs traditionnels et plantes médicinales.

À terme, ce nombre d’aires doit être encore développé et de nouveaux projets verront le jour au fil du temps au sein des établissements scolaires de la province Sud.


« Que chaque élève ait une expérience environnementale au cours de sa scolarité »

Philippe Blaise, premier vice-président de la province Sud en charge notamment de l’environnement

À partir de quel constat est né ce projet ?

L’idée part d’une remise à plat des aires de gestion environnementale. On a trouvé qu’elles avaient un aspect trop scientifique et ne touchaient pas un public de scolaire assez large. Avec Suzanne Wilson (chargée de la sensibilisation et de l’éducation à la Direction de l’environnement, NDLR), et pour le même budget, on a décidé de lancer ces aires éducatives environnementales pour justement faire en sorte qu’un maximum d’élèves soit concerné. Cette année, on se retrouve ainsi avec 23 projets, partout en province Sud (contre 8 AGE avant, NDLR). Et ils sont très variés, puisqu’on va de la plantation de forêt sèche à la gestion d’un jardin à papillons en passant par des jardins traditionnels.

Pour quels objectifs ?

Le but, c’est que chaque élève puisse avoir une expérience pour s’initier à la préservation de l’environnement au cours de sa scolarité. Il faut bien comprendre que les anciennes générations avaient une relation très différente avec la nature. On était dans la destruction, c’était comme ça. Aujourd’hui, notre rapport a changé, avec le besoin de préserver et de replanter. Mais il est nécessaire que ce changement passe par l’éducation, parce que les gens ne peuvent pas deviner si on n’explique pas.

Comment doit évoluer le projet ?

Les 23 aires sélectionnées pour ce millésime 2020 ont fait l’objet d’un appel à projets. Certains dossiers n’ont pas été retenus parce que pas encore assez matures, mais ils pourraient voir le jour plus tard. L’objectif recherché est d’avoir de plus en plus d’aires au fil du temps. Nous, province Sud, serons là pour accompagner les lancements avec un soutien technique. Encore une fois, la sensibilisation à la préservation de la nature doit toucher un maximum d’élèves.

A.B.

 

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