Les indépendantistes unanimes pour le troisième référendum

Après l’Union calédonienne la semaine dernière, d’autres composantes indépendantistes réunissaient ce week-end leurs militants. Les partis ont réaffirmé leur volonté d’aller à la troisième consultation. 

Le congrès du Palika s’est déroulé en fin de semaine dans la vallée d’Amoa, à Poindimié. tout comme pour l’UC, il a surtout été question de la tenue du troisième référendum. Si les militants ont confirmé leur volonté d’une nouvelle consultation, ils ont précisé qu’elle devait absolument se tenir avant la campagne pour l’élection présidentielle, prévue en 2022. Et c’est en ce sens que les cadres du Palika ont indiqué qu’ils étaient « prêts à entamer des discussions avec l’État quant aux implications du oui et du non ». C’est d’ailleurs le groupe UNI, Union nationale pour l’indépendance, qui a été missionné pour s’occuper de préparer ce référendum au niveau du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.

Préparer l’avenir

Les militants ont participé ce week-end, à plusieurs ateliers pour préparer la future consultation dans le but de faire gagner le oui à la pleine souveraineté. Dans un contexte économique difficile, il a été demandé aux militants et délégués davantage d’engagement. Autre axe de réflexion, la préparation du pays sur le plan institutionnel pour 2022. Comme l’a expliqué Jean-Pierre Djaïwé, un des porte- parole du Palika, « il faut mettre en place une stratégie concernant l’après-Accord de Nouméa, revenir à nos fondamentaux que cela soit sur le plan institutionnel, coutumier, économique. […] des actions peuvent être entreprises à l’initiative des délégués et des militants ». Les militants du Palika ont profité des ateliers pour réaffirmer, leur soutien à la mobilisation du collectif Usine du Sud = usine pays.

Faire progresser le oui

Une autre composante du FLNKS tenait aussi son congrès annuel, ce week-end, dans le Nord. L’Union progressiste en Mélanésie avait invité ses militants et sympathisants à se réunir à Kouaoua. Pour son 37e congrès, le parti a organisé six ateliers sur la façon de faire progresser le oui pour atteindre les 50 % de votes au troisième référendum.

Idem pour le Parti travailliste, qui a tenu à Nouméa son onzième congrès. Il a confirmé qu’il choisissait la voie du troisième référendum plutôt que celle d’un gouvernement provisoire, comme le souhaitaient les responsables du Mouvement indépendantiste et souverainiste (MNIS). « Nous nous engageons en faveur de ce troisième référendum pour gagner », a précisé Louis Kotra-Uregei, réélu président du Parti travailliste. Et pour cela, il faut un engagement qui « nous pousse à créer les conditions de l’unité nécessaire », a-t-il ajouté.

Sur l’usine du Sud, le Parti travailliste a rappelé être en faveur de l’offre conjointe Sofinor/Korea Zinc et son opposition au projet Trafigura. Louis Kotra Uregei a aussi évoqué les violences à la tribu de Roh, à Maré, précisant que dans son projet de constitution pour Kanaky, le Parti travailliste entend confier aux grands chefs une place prépondérante, un discours qui dénote de celui tenu la semaine dernière par Daniel Goa, de l’Union calédonienne.

Novembre 2022

La DUS, Dynamique unitaire Sud, était aussi en réunion à Nouméa. Les militants sont revenus sur les municipales et sur le deuxième référendum. L’occasion d’annoncer sa volonté d’aller à la troisième consultation et de travailler sur sa préparation. Les membres du parti ont même avancé une date idéale : novembre 2022, histoire d’apporter les améliorations nécessaires sur les grands dossiers comme les listes électorales ou l’inscription automatique des jeunes majeurs de statut coutumier. La DUS est par ailleurs favorable à de nouvelles alliances autour d’un « rassemblement nationaliste ».

D.P.

 

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