Les discussions d’avenir en péril

Tout est décidément politique sur ce territoire. Ces derniers jours, on a vu avec plus de clarté l’ampleur de ce qui se jouait autour du dossier économique de rachat de l’usine du Sud. Alors que le projet associant Trafigura fait actuellement l’objet de négociations exclusives, le regroupement du collectif Usine du sud = usine pays, de l’Ican, des coutumiers et indépendantistes est monté en puissance pour défendre le projet Sofinor/Korea Zinc. En lieu et place de négociations entre industriels, nous voilà réduit à une pagaille généralisée.

Sur la forme, les différents blocages sur une affaire privée ne prédisent rien de bon pour l’avenir. On s’interroge, en effet, sur cette volonté d’imposer ainsi un acquéreur à un industriel, de faire oeuvre de chantage en bloquant l’accès au port (en laissant tout de même passer quelques conteneurs aux amis). On s’interroge sur l’inconséquence liée à la possible mise à l’arrêt d’une usine faisant vivre des milliers de familles. Si les Calédoniens font le dos rond, l’impact sur le moral et l’activité économique est bien réel.

Sur le fond, l’État et les non-indépendantistes ne pensaient visiblement pas en arriver à cette situation, autrement dit, à un nouveau préalable minier. Était-ce évitable ? Maintenant, peuvent- ils, oui ou non, accepter une négociation d’avenir dans ce contexte ? Et le gouvernement peut-il véritablement continuer à travailler dans ces conditions ? Les Loyalistes ont indiqué hier qu’ils n’accepteraient jamais ces méthodes. L’histoire en tout cas n’est pas près de se solder, l’USTKE, syndicat majoritaire à Vale NC, appelle à une grève générale dans l’ensemble du secteur privé ce vendredi…

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