Les courses hippiques feront leur retour en mai

Après une saison 2020 annulée à cause de la crise sanitaire, le monde hippique va pouvoir reprendre en mai prochain avec une saison tassée sur cinq mois, mais avec tous les rendez-vous majeurs habituels.

Arrivée de jockeys

C’était la raison principale de l’annulation de la saison précédente : le manque de jockeys. Avec le risque sanitaire, puis l’obligation de quatorzaine, les écuries n’avaient pas pu faire venir de professionnels, habituellement en provenance de Métropole ou de l’île Maurice. Mais pour relancer la saison 2021, la Fédération des courses hippiques de Nouvelle-Calédonie (FCHNC) a décidé de prendre le taureau par les cornes. « On a pris la décision de contacter tous les jockeys en Métropole, explique Pascal Vittori, président de la FCHNC. On leur a envoyé une vidéo promotionnelle de la Nouvelle-Calédonie et des opportunités possibles ici. C’est un dispositif qui a bien fonctionné puisqu’on a eu 17 retours positifs. » De quoi permettre aux écuries de trouver leurs jockeys. En comptant les cinq qui vivent à l’année sur le Caillou, ils seront environ une quinzaine de jockeys pour la saison.

Des dotations en chute libre

L’équation n’est pas évidente. Alors que les dotations devaient s’élever à environ 50 millions de francs pour 2020, le montant est tombé à 34 millions cette année, expose la FCHNC. Il s’agit de la somme allouée par les institutions (gouvernement et provinces) et les partenaires privés pour la FCHNC et elle ne compte pas encore ceux des sociétés de courses. Deux choix ont donc été faits pour s’adapter à cette nouvelle réalité : revoir à la baisse le nombre de réunions (lire par ailleurs) et mieux répartir les prize money dans les courses. « Dans ces temps de crise, il faut absolument que les plus petites écuries trouvent aussi leur compte », pose Pascal Vittori.

Seulement 10 réunions

C’est le principal changement annoncé par la FCHNC. Au lieu des 15 réunions habituelles, il n’y en aura que 10 cette année (lire encadré). Un choix lié aux contraintes budgétaires permettant de maintenir des journées normales. Ainsi, il y aura à chaque date sept courses de plat pour le galop et deux de trot attelé. On retrouvera également tous les rendez-vous incontournables des courses hippiques. La Coupe Clarke aura ainsi lieu, comme d’habitude, le premier week-end du mois d’août à Nouméa, alors que la Bourail Cup se déroulera en juillet et que le Grand Prix du gouvernement viendra conclure la saison lors de la dernière course du 19 septembre. On notera que ce final sera, lui aussi, bien différent puisqu’il n’est pas question d’en faire une réunion nocturne cette année. Encore une fois pour réduire les coûts.

Des poulains chouchoutés

L’annulation de la saison dernière aura eu une conséquence pour les poulains. Ceux de deux ans n’ont pas pu découvrir les compétitions à l’heure voulue. Ils en auront donc trois au début de la saison et même quatre pour certains (puisque les chevaux prennent tous un an au 1er août) à la Coupe Clarke. « Les poulains passeront donc quasiment directement dans la catégorie des grands, commente Nicolas Schneider, vice-président de la FCHNC et l’un des speakers des courses. Donc la première moitié de saison est organisée de façon à ce que ces chevaux, qu’on n’a pas vus en 2020, puissent avoir des courses et donc un handicap pour que les meilleurs aient le droit de s’aligner sur les courses les plus importantes. » Par exemple, à Nouméa, le 25 juillet, deux semaines avant la Coupe Clarke, seule une course sera réservée aux plus de quatre ans.

Le trot prend de l’ampleur

L’arrivée de six juments, fin 2020, semble avoir un impact positif sur le trot. Car cette année, ce sont désormais deux courses par réunion qui seront organisées, et non plus une seule comme c’était le cas auparavant. Une quinzaine de montures sont désormais qualifiées pour les courses, un nombre suffisant pour obtenir deux pelotons. Par conséquent, on retrouvera également une plus large diversité dans les distances, de 2 375 à 3 775 mètres. Un grand pas en avant pour le monde du trot, qui peine à exister dans un milieu hippique historiquement dominé par le galop.


La saison 2021

• 15 mai à Bourail

• 29 mai à La Foa

• 12 juin à Boulouparis (dont le Prix Jean-Yves Lacrose)

• 26 juin à La Foa
(GP de la Province Sud des 4 ans)

• 10 juillet à Bourail
(GPPS des 3 ans et Bourail Cup)

• 25 juillet à Nouméa

• 8 août à Nouméa
(GPPS des 3 ans, Nouméa Cup et Coupe Clarke)

• 21 août à Boulouparis (GP de la Province Nord)

• 4 septembre à Boulouparis (GP de sprint, Ladies’ Cup, GP de Boulouparis)

• 19 septembre à Nouméa (GP du gouvernement)

A.B.

©A.B.

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