Les clubs s’adaptent aux nouvelles règles sanitaires

Alors que les règles de déconfinement et de distanciation sont en vigueur au moins jusqu’à la mi-juin, les disciplines ne sont pas toutes logées à la même enseigne.

Laver la table tout le temps, désinfecter la balle après chaque échange, chacun sa gourde et sa serviette. La liste des contraintes est longue pour le tennis de table depuis la reprise de l’entraînement, il y a maintenant deux semaines. Si bien que la plupart des clubs ont décidé de ne pas rouvrir pour le moment. « Notre fédération n’avait pas encore réalisé de protocole de reprise, étant donné la situation en Métropole, explique Patrick Gillmann, président de la Ligue calédonienne de tennis de table. C’est donc un texte créé en premier lieu pour la Nouvelle-Calédonie avec des obligations qui le seront partout ailleurs quand le déconfinement le permettra. » Mais ces règles, très strictes, rendent la vie compliquée et suscitent l’incompréhension. « On a l’impression que, globalement, le sport est particulièrement touché, alors que certains secteurs reprennent bien plus facilement ! » En résumé, pourquoi les clubs et les ligues ont -ils de telles contraintes lorsque tous les bars et restaurants du Caillou sont ouverts ?

Demandes de dérogations

Pour le cyclisme, on redoutait pareilles difficultés. La règle de la Fédération française est très simple : il faut 10 mètres d’écart minimum entre chaque coureur. Impossible dès lors de rouler en groupe ou même de faire des entraînements normaux sur le vélodrome. « Il a fallu demander une dérogation pour la Nouvelle-Calédonie, explique le président du comité régional, Tommy Vanoudendycke. La FFC a très bien compris que la situation n’était pas la même qu’en Métropole et que des aménagements étaient possibles. » Désormais, l’entraînement est presque revenu à la normale puisque « chaque club doit tenir un registre des personnes présentes lors des entraînements ».

Le basket-ball a connu un chemin similaire avec des règles particulièrement strictes venues de Métropole. « Lors des premiers entraînements, chaque joueur devait avoir son propre ballon et les passes étaient interdites, détaille Brigitte Delaveuve, présidente de la section basket de l’AS 6e km et secrétaire de la Ligue calédonienne. Mais nous avons pu travailler sur un protocole de reprise adapté à la Nouvelle-Calédonie et désormais, si les contacts sont toujours interdits et que les règles d’hygiène sont à respecter, on peut se faire des passes. » Pour les entraînements des plus jeunes, le nombre d’enfants sur le terrain a également été revu à la baisse.

Du côté du tennis, on est fier d’avoir su prendre les devants. « On a travaillé avec la Fédération française avant de reprendre les entraînements », explique Olivier Le Dain, président de la ligue. De quoi éviter des règles aussi compliquées que celle subies par le tennis de table et pouvoir jouer presque normalement.

A.B.

 

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