Le retour des indépendantistes

On ne les avait pas entendus à ce sujet depuis le 12 décembre. Avant de reprendre la parole sur l’avenir institutionnel, les indépendantistes avaient souhaité laisser passer les effusions post-référendaires et étaient également dans l’incapacité de réunir leurs bases dans les formats habituels en raison de la crise sanitaire. Ils sont désormais de retour dans l’arène politique et déterminés à poursuivre leur combat pour l’indépendance.

Après son comité directeur, l’Union calédonienne doit encore tenir son congrès au mois d’avril. Dans un contexte agité en interne, les instances du parti pourraient être renouvelées. Viendra ensuite, en mai, le congrès du FLNKS, éminemment important pour la suite des négociations. Les groupes politiques aimeraient pouvoir partir groupés aux législatives et définir un projet commun.

UC et Palika sont au moins d’accord pour dire que le troisième référendum est « illégitime », qu’ils ne respecteront pas le cadre fixé par l’État, ni la période de transition, ni le référendum de projet. La Nouvelle-Calédonie, selon eux, doit poursuivre son chemin vers l’émancipation et cela devrait passer par un référendum de souveraineté ou scrutin d’autodétermination, à la fin de la mandature 2024.

Pour l’heure, les uns parlent toujours d’une indépendance pure et dure, les autres d’une indépendance avec partenariat. Reste que l’État, qui sera peut-être encore représenté par un Emmanuel Macron jugé « offensif », a posé une autre feuille de route qui sied d’ailleurs aux non indépendantistes. Difficile alors d’imaginer une issue solide et proche pour la Nouvelle-Calédonie.

 

C.M.

 

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