Le président du gouvernement, Milakulo Tukumuli, a fait un point de situation, mardi 22 septembre, sur les finances de la Nouvelle- Calédonie et le conflit lié au déménagement des opérations d’Air Calédonie de Magenta à Nouméa-LaTontouta. Il a confirmé le déblocage des aides de l’État permettant à la collectivité de tenir jusqu’à fin novembre. Pour couvrir décembre, il faudra, en revanche, attendre l’adoption à Paris du projet de loi de fin de gestion (PLFG). Onze millions d’euros supplémentaires sont nécessaires, auxquels s’ajoutent 50 millions pour financer notamment le Ruamm et les retraites privées en janvier 2027. Une incertitude demeure également sur les aides promises pour 2027, inscrites dans un projet de loi de finances dont l’adoption n’est pas garantie.
Milakulo Tukumuli veut, parallèlement, finaliser avant la fin de l’année un « contrat de responsabilité » avec l’État, portant notamment sur le désendettement de la collectivité concomitant aux réformes structurelles.
Sur le dossier Air Calédonie, le président du gouvernement a annoncé qu’il se rendrait à Ouvéa avant le 4 octobre, après avoir rencontré la semaine dernière une délégation des collectifs des trois îles Loyauté. Le déplacement doit permettre de réunir les trois grandes chefferies, les petites chefferies, la mairie, la province et la population afin de rechercher « une voie de sortie ». Dans l’attente, le gouvernement s’est engagé à maintenir au moins un vol par semaine vers Ouvéa, notamment pour assurer les déplacements sanitaires, mais aussi répondre aux besoins économiques et sociaux de l’île.
Milakulo Tukumuli estime que la réouverture des aérodromes est indispensable à la survie d’Air Calédonie et à la reprise de l’activité dans les îles Loyauté. Une fois le dossier d’Ouvéa traité, le gouvernement entend se concentrer sur Maré. Le président espère pouvoir présenter un schéma global de la mobilité d’ici la fin de l’année.

