Le plan de relance engagé

Le haussaire Jacques Billant a présenté, aux côtés de Claire Durrieu, de la mission interministérielle, les différents axes du pacte de refondation. Y.M.

« Nous parlons de projets qui doivent démarrer le plus vite possible : la majorité en 2026 ». Et « nous espérons qu’ils seront menés à leur terme, pour l’essentiel d’entre eux, d’ici la fin de l’année 2027 », a insisté mercredi 25 mars le haut-commissaire Jacques Billant, lors de la présentation officielle du Pacte de refondation économique et sociale.

Sa première vague comprend 64 projets : 34 concernent le désenclavement, 23 l’amélioration de l’accès aux services essentiels comme l’alimentation en eau potable, 5 la protection face aux effets du changement climatique, et 2 la diversification de l’économie (tourisme).
Parmi eux, la liaison Hienghène-Kaala-Gomen ou encore une action de gestion des déchets porté par le SIVOM VKP à Pouembout. Une enveloppe de 76 millions d’euros, soit 9 milliards de francs, soutient cette phase.

Soutenu au total par l’État à hauteur de deux milliards d’euros sur cinq ans, soit près de 240 milliards de franc, ce plan de refondation, ou de relance, vise à « créer les conditions d’un redressement réel, tangible dans la vie quotidienne » en Nouvelle-Calédonie, a noté la ministre des Outre-Mer, Naïma Moutchou, et ce, vu l’état catastrophique de l’économie. Le programme repose sur six piliers, de l’emploi au « modèle durable pour le nickel » en passant par le rétablissement des finances publiques et la jeunesse. En contrepartie, le gouvernement local doit engager des réformes de fond.