Selon nos informations, le Palika a décidé de sortir du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS). Ce choix a été entériné lors du 50e congrès de l’organisation politique, tenu du vendredi 7 au dimanche 9 novembre sur le site de Téné à Bourail. Le Parti de libération kanak devait présenter aux médias les conclusions de l’événement ce venredi 14 novembre, soit après le bouclage de cette édition de DNC.
La décision est historique, puisqu’après son départ du Front indépendantiste en 1981, le parti de Paul Néaoutyine avait rejoint le FLNKS trois ans plus tard, y amenant des idées ancrées très à gauche. Mais cette orientation de Téné n’est pas une surprise. Le Palika avait pris ses distances vis-à-vis du bureau politique de la coalition indépendantiste en septembre 2024 ‒ tout en restant une composante ‒ à la suite du congrès du FLNKS à Koumac lors duquel cinq formations avaient intégré la structure, et Christian Tein, leader de la CCAT, alors placé en détention provisoire en Métropole dans l’enquête des émeutes mortelles du 13 mai, avait été nommé président du Front nouveau format.
La cohabitation entre l’Union calédonienne et ses entités politiques amies d’un côté, et le Palika de l’autre, est devenue impossible d’autant plus après la rédaction du projet d’accord de Bougival. Les premiers le rejetant, le second le défendant. Parti allié du Palika inscrit lui aussi sur une ligne modérée, l’UPM pourrait adopter une résolution similaire vis-à-vis du FLNKS nouveau, ce week-end à Ponérihouen lors de son 42e congrès. Une question se pose dorénavant sur la solidité du groupe FLNKS à la province Sud, qui réunit des élus de toutes ces tendances indépendantistes.

