Le Mont-Dore ouvre son espace de travail partagé

Également connu sous l’anglicisme coworking, le service existait pour le moment seulement à Nouméa, et dans le secteur privé. Géré par la ville, cet équipement ultramoderne ouvre ses portes le 7 février au-dessus du marché municipal

De prime abord, on a l’impression de déambuler dans le décor d’un film de science-fiction. Un grand espace lumineux, presque blanchâtre, ponctué de 24 bureaux, tous équipés de lampes et de sièges identiques. Avant, il faut passer la grande porte et son ouverture via smartphone pour entrer dans l’espace de travail partagé (ETP).

Mais le futur est aussi dans la dématérialisation. « Pour réserver un poste de travail, tout se fait sur internet, prévient Axel Maillot, chargé de l’accueil. La personne intéressée passera par un portail dédié (qui ouvrira le 7 févier, date de l’inauguration, NDLR), où elle choisira le temps de location. Elle recevra, après le payement, un QR code qu’elle devra scanner pour entrer dans le bâtiment, puis dans l’open space. » Au choix, une demi-journée à un mois complet, selon les besoins et les moyens (lire par ailleurs).

Le site pourra également servir de boîte aux lettres, possède un service de reprographie, mais également une salle de réunion ultramoderne qui pourra être louée indépendamment d’un poste dans l’open space. Là aussi, les moyens ont été mis par la ville. « La salle est équipée de deux écrans, pour les vidéoconférences et d’une grande tablette PC ainsi que des micros. »

Lieu d’échange

Avec son espace de travail partagé, le Mont- Dore espère dynamiser encore un peu plus son centre urbain de Boulari. Son ouverture est un nouveau chapitre, commencé il y a une dizaine d’années avec la création du marché municipal. « Le constat était qu’il n’y avait pas vraiment d’offre de locaux au Mont-Dore, explique Jean-Charles Cartegini, directeur des finances et de l’informatique à la mairie du Mont-Dore. L’ETP répond à une volonté de développer l’activité économique. » Mais à qui s’adresse vraiment cet outil ? « Il n’y a pas de profil type, concède l’agent. Mais on sait que cela va être utile aux patentés, aux associations, mais aussi favoriser le télétravail pour de plus grandes structures. On a d’ailleurs déjà été approchés à ce sujet. »

Si la ville réfute l’idée de faire de l’ETP un incubateur, « car il n’est pas dédié uniquement aux activités liées aux nouvelles technologies », le site restera néanmoins un lieu d’échange. « L’objectif, c’est aussi de créer du lien et de favoriser les rencontre entre acteurs économiques, reconnaît Jean-Charles Cartegini.


Des tarifs à la carte

L’espace de travail partagé se veut résolument flexible. Ainsi, plusieurs formules sont proposées. Demi-journée, journée, semaine et mois. Et en fonction du temps d’occupation du bureau choisi, le prix peut varier entre 2 000 à 40 000 F. Comptez 3 000 francs pour une journée et 15 000 francs pour une semaine. À cela, s’ajoutent 1 000 francs pour un service de boîte aux lettres.

Renseignements : 41 43 43

A.B.

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