Le hip-hop pour rassembler

Danzal Baker, alias Baker Boy, est la nouvelle étoile montante du rap australien. Le consulat australien a fait venir l’artiste ainsi que deux autres membres de son groupe pour réaliser une série d’ateliers un peu partout en Nouvelle-Calédonie.

Peut-on concilier le fait d’être aborigène et faire du hip-hop ? Danzal Baker, désormais plus connu sous le nom de Baker Boy, prouve que c’est possible et, mieux, le jeune rappeur prouve qu’il est tout à fait possible de réunir une culture millénaire et une autre beaucoup plus jeune, née dans le béton des grandes villes américaines et européennes. Danzal Baker a grandi dans les communautés Milingimbi et Maningrida, dans l’État du Territoire du Nord. Ces communautés, situées sur les terres d’Arnhem, sont également celles qui ont vu naître un autre chanteur aborigène célèbre, Geoffrey Gurrumul Yunupingu, qui était d’ailleurs l’un des grands- pères coutumiers de Baker Boy. Initié par son père, le jeune homme s’est lancé dans un style musical résolument plus moderne et qui parle aux jeunes générations.

C’est d’ailleurs l’un des objectifs de l’artiste que de rassembler les communautés dans un pays où le racisme a tendance à creuser un fossé entre elles. Alternant les festivals de musique au cœur des plus grandes villes du pays et les ateliers dans les communautés les plus reculées, Baker Boy chante son message de paix en assumant fièrement son appartenance au peuple autochtone d’Australie. Son rap mélange d’ailleurs joyeusement l’anglais au « yolngu matha », sa langue maternelle.

C’est ce message que le jeune homme est venu porter en Nouvelle-Calédonie pendant une semaine. Un déplacement que Danzal a notamment accepté pour pouvoir rencontrer le peuple kanak. Il avait auparavant effectué le même type de voyage et pour les mêmes raisons au Canada, mais aussi en Norvège, à la rencontre du peuple Sami, ou encore au Vanuatu il y a quelques semaines. Baker Boy, élu jeune Australien 2019, s’est rendu à Ponérihouen, à Poindimié, au Rex de Nouméa, à Dumbéa et à Thio, son déplacement à Koné a dû être annulé en raison d’un incendie. L’occasion de rencontrer des scolaires dans une ambiance festive pour porter un message de tolérance et montrer que les personnes peuvent réussir, quelle que soit la voie qu’ils choisissent et leur communauté d’origine.

M.D.

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