Réunis lundi 7 septembre à Nouméa pour la 11e conférence des îles du Pacifique sur la conservation de la nature, les représentants de la région ont examiné le nouveau bilan du Proe, programme régional océanien de l’environnement, destiné à guider l’action jusqu’en 2030.
Comparé à 2020, le tableau se dégrade, notamment sur les moyens consacrés à l’environnement. En 2019, les dépenses de gestion environnementale ne représentaient en moyenne que 1,3 % des budgets publics des 11 pays et territoires pour lesquels des données étaient disponibles. L’indicateur, alors classé « mauvais à moyen », est désormais « mauvais ».
Les financements de l’adaptation et de l’atténuation climatiques restent « moyens », avec une évolution contrastée. Plus inquiétant, le financement de l’adaptation fondée sur les écosystèmes, encore jugé « moyen » et en amélioration en 2020, n’est plus évaluable en 2025. Son état comme sa tendance sont « inconnus », faute de données suffisamment solides.
« La mauvaise nouvelle, c’est que la situation de notre environnement est en train de se dégrader, de s’empirer », résume Johanito Wamytan, qui retient néanmoins la capacité des pays du Pacifique à « s’aligner » pour porter une voie commune. Le directeur général du Proe, Sefanaia Nawadra, appelle de son côté à des « finances durables » permettant aux gouvernements et aux communautés d’agir. Une déclaration commune doit être officialisée en fin de semaine, avant la COP31 en Turquie, en novembre.

