Le Congrès devrait reconnaître l’état d’urgence climatique et environnemental

C’était une attente des associations environnementales et du collectif de mobilisation intergénérationnelle pour l’avenir (MIA) qui ont manifesté pour le climat. Le président du Congrès, Roch Wamytan, va soumettre une proposition de vœu reconnaissant l’état d’urgence climatique et environnementale en Nouvelle-Calédonie.

Le projet de texte sera présenté lors de la prochaine séance plénière de l’institution, le 23 décembre, après examen, le 17 décembre, par le bureau du Congrès. Le document s’appuie sur les multiples rapports scientifiques du Giec, sur le positionnement des Nations unies, du Parlement européen, du Forum des îles du Pacifique en faveur du climat. Il est considéré « qu’une action immédiate et ambitieuse est essentielle pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C et éviter une perte massive de la biodiversité ». Il reconnaît également les effets du dérèglement climatique constatés en Nouvelle-Calédonie ces dernières années et leur aggravation particulièrement visible ces derniers mois avec la sécheresse, les incendies, l’accès plus difficile à l’eau potable, la montée des eaux…

Par ce vœu, le Congrès va s’engager à montrer l’exemple sur une juste reconnaissance de cet état d’urgence et à évaluer pleinement l’incidence de toutes les propositions législatives relevant de sa responsabilité sur le climat et l’environnement. Il demandera à l’ensemble des institutions calédoniennes se s’engager dans cette voie et de prendre rapidement les mesures nécessaires pour lutter contre cette menace « avant qu’il ne soit trop tard ». Il invitera les institutions du territoire, mais aussi le gouvernement central, la Commission européenne et le Conseil de l’Europe à tirer les conséquences de cette urgence dans les politiques sectorielles relevant de leurs compétences en Nouvelle-Calédonie dans l’agriculture, le commerce, les transports, l’énergie et les infrastructures.

Le collectif MIA s’est dit satisfait de cette prise de position en attendant de connaître l’intégralité du vœu. Le collectif, on le rappelle, réclame une mobilisation sans précédent des responsables politiques, l’application immédiate des recommandations du Giec. Il les somme de ne plus prendre de décisions incompatibles avec l’urgence climatique et à revenir sur certaines décisions passées contradictoires. Il souhaite « une transformation rapide de la société » (par exemple, vers l’autonomie alimentaire) et l’implication de la société civile « qui a des solutions à apporter ».

C.M.

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