Le barrage qui inquiète

La rupture d’un barrage en 2015 de Vale au Brésil avait engendré une catastrophe humanitaire. Le 25 janvier, l’histoire s’est répétée, une nouvelle catastrophe est venue endeuillée le Brésil. Une tragédie qui inquiète en Nouvelle-Calédonie où Vale a également construit un barrage pour retenir les déchets de son exploitation. Les autorités se veulent rassurantes.

L’usine du Sud a soulevé de très nombreuses questions environnementales. Fuites d’acide, forêt protégée endommagée, rejet de métaux lourds, sans parler des problèmes de maîtrise des risques industriels… Les associations de protection de l’environnement ont été très sollicitées alors que les institutions se sont souvent montrées arrangeantes avec l’industriel. EPLP vient de rediffuser un communiqué de 2014 sur les risques liés au barrage, expliquant que l’association est en partie à l’origine d’une réflexion à une alternative. Ce travail a conduit au projet Lucy qui permettra de stocker les déchets miniers sous forme solide et non plus liquide.

Si le projet doit être lancé en 2019, il reste que les boues contenues par l’actuel barrage doivent être asséchées. Dans l’esprit de nombreux Calédoniens, l’annonce de la catastrophe brésilienne a fait écho à la structure calédonienne. La province Sud, qui est notamment en charge de la surveillance environnementale de l’usine du Sud, s’est voulue rassurante. Dans un communiqué, l’institution rappelle les nombreuses mesures de suivi du barrage, réalisées par la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie (Dimenc) avec l’assistance des experts du Bureau d’études techniques et contrôles des grands barrages (BETCGB) métropolitain. La dernière inspection a été réalisée en octobre 2017 et le public a pu recevoir les informations en mai 2018, à l’occasion d’un comité d’information, de concertation et de surveillance de Goro.

M.D. ©AFP

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