La hausse des prix à la pompe, effective depuis le 1er avril, préoccupe les Calédoniens. Le litre d’essence a augmenté de 23,7 francs (pour atteindre 174,8 F/l) et de gazole de 25,5 francs (160,8 F/l). Alors qu’ils ont déjà des difficultés à « trouver du travail », les rouleurs subissent de plein fouet cette augmentation. « Presque 19 % sur le litre de gazole, c’est énorme, commente Christophe Ramadi, président du syndicat des rouleurs et du BTP. L’inconvénient, c’est qu’on ne peut pas répercuter cette hausse sur nos tarifs, car nous n’aurons plus de travail. Les gens n’ont plus d’argent. »
Les pêcheurs professionnels rencontrent le même problème. Selon Benoît Beliaeff, président de la fédération des pêcheurs professionnels côtiers de la province Sud, cette augmentation constitue une baisse de revenus de 20 % en moyenne. « Il y a aussi un impact indirect : lorsqu’on achète du matériel de pêche, il vient par conteneur, et nécessairement, les prix augmentent encore », décrit-il. Si cette hausse s’intensifie, « il faudra voir comment les collectivités peuvent nous aider ».
De son côté, le gouvernement appelle les Calédoniens qui le peuvent à mettre en place « des gestes simples permettant de maîtriser [leur] consommation de carburant et d’énergie » : limiter les déplacements non essentiels, privilégier le télétravail, recourir au covoiturage et favoriser l’usage des transports en commun.
L’exécutif s’engage à « renforcer les mesures de sobriété énergétique (adaptation de l’éclairage et de la climatisation, limitation des consommations inutiles et diffusion de bonnes pratiques dans les usages quotidiens) et à encourager le recours au télétravail lorsque cela est possible pour les agents publics ». Il appelle les administrations et les établissements à faire de même.

