L’association Agence de développement de la Nouvelle-Calédonie (Adécal), créée il y a 30 ans, change de peau, et devient le groupement d’intérêt public (GIP) La Technopole. Sa première assemblée générale, tenue mardi 9 décembre, a entériné toutes les décisions liées à cette transformation débutée en mars 2024, mais ralentie lors de la période des émeutes. « Les statuts ont dû être adaptés aux missions, aux activités, aux objectifs, à la stratégie et au mode de fonctionnement qui ont évolué », indique le gouvernement.
Le rôle de La Technopole est bien d’« être le lien entre la recherche scientifique et le monde économique », précise Samuel Hnepeune, membre de l’exécutif et président du conseil d’administration de la structure. Une entité dédiée à l’innovation qui a été redimensionnée, vu le contexte financier très contraint : son budget a été divisé par deux en trois ans pour atterrir à 280 millions de francs et les effectifs sont passés de 70 à 35 salariés sur huit sites de développement expérimental et d’accompagnement.
« Nous essayons de chercher des financements extérieurs », explique la directrice, Sylvia Cornu-Mercky, qui évoque de belles avancées dans des filières : le miel pour lequel l’export est envisagé, la pomme de terre, les microalgues dont la valorisation économique est proche, le picot ou encore la crevette pour laquelle des éleveurs misent sur une production exportée de 2 500 tonnes par an, contre 1 500 aujourd’hui.
Y.M.

