La vaccination dans les pharmacies actée

Le gouvernement a adopté cette semaine, comme convenu, un projet de délibération autorisant les pharmaciens à procéder aux vaccinations et dépistages rapides de maladies infectieuses.

L’exécutif s’est inspiré, en l’élargissant, du dispositif métropolitain qui autorise les pharmaciens à procéder aux vaccinations, là bas pour la grippe saisonnière, ici pour tous les vaccins.
L’idée est d’améliorer la couverture vaccinale et limiter les risques de rupture de la chaîne du froid pour ces produits. Les pharmaciens volontaires se formeront à l’école d’infirmières pour ces actes qui pourront être rémunérés par la Cafat.

Si cette démarche a été accueillie favorablement par le syndicat des pharmaciens, il en a été tout autre pour les médecins. Dans un communiqué adressé il y a quelques jours aux autorités, l’intersyndicale des médecins libéraux, ayant appris la nouvelle par voie de presse, s’était dite extrêmement surprise de ne pas avoir été consultée ni informée sur le sujet. Une façon de faire d’autant plus dommageable puisqu’elle concerne la vaccination, un « enjeu majeur de santé publique » et tout sauf un acte anodin.

Cet acte médical, précisent les médecins, doit être réalisé dans les « meilleures conditions de sécurité ». Et ils pensent qu’une ouverture aux pharmaciens fera peser le risque de priver les populations de l’avis « précieux » des professionnels sur l’importance des vaccins à l’heure où une méfiance s’est installée à l’égard de ces produits.

Enfin, cette décision, jugent les médecins de l’intersyndicale, est plus globalement malvenue au vu de la situation inquiétante de la démographie médicale et peu à même de redonner aux médecins confiance en l’avenir de leur profession et du système de santé calédonien.

C.M. ©AFP

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