La solidarité européenne à l’épreuve

Comme redouté, l’épidémie de coronavirus qui sévit depuis le mois de janvier a pris un tournant des plus inquiétants cette semaine. De nouveaux foyers d’infection importants sont apparus soudainement en dehors de Chine, en Corée du Sud, en Iran et même en Italie. L’épidémie est désormais aux portes de la France.

L’émergence de ces foyers défie les autorités sanitaires et il est intéressant de voir que toutes n’ont pas la même façon de gérer le risque. Alors que plusieurs pays d’Asie ou du Moyen-Orient ferment leurs frontières, la France et ses voisins européens ont pour l’instant une autre approche.

L’Hexagone se prépare à une épidémie avec des recommandations alignées à celles déjà en vigueur par rapport à la Chine. Le gouvernement juge, en revanche, comme l’OMS, la fermeture des frontières « inefficace » voire « contre-productive » dans le sens où des voyageurs peuvent chercher des points de passage informels et traverser les mailles des filets. Il refuse également le contrôle systématique parce qu’il ne garantirait aucune efficacité préventive. Dans cette logique, ce qui est important, dit-il, c’est de détecter rapidement toute personne contagieuse et d’atténuer les risques de contagion par un système de santé réactif et performant. C’est également la stratégie choisie en Nouvelle-Calédonie…

De plus en plus de voix, inquiètes, se font entendre au sein de l’opposition. Nombreux sont ceux qui réclament des mesures « plus sérieuses ». Mais se posent plus largement, sur le continent européen, des questions relatives à l’espace Schengen. À quoi ressembleraient ces fermetures sur le plan politique, économique ? Pour l’instant, chacun est sur la même longueur d’onde et prône la solidarité… Jusqu’à quand ?

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