La rentrée décalée d’une semaine pour les primaires du Grand Nouméa

La présidente de la province Sud vient de l’annoncer dans le cadre d’une conférence de presse en début d’après-midi. Au vu de la situation sanitaire dans les quatre communes de l’agglomération, Nouméa, Dumbéa, Païta et Mont-Dore, la rentrée des élèves de maternelle et d’élémentaire se fera une semaine plus tard que prévu, le lundi 25 au lieu du lundi 18 octobre.

 

Si la province Sud annonce le décalage de la rentrée des primaires ce mercredi, c’est pour « informer les familles en amont afin qu’elles puissent s’organiser », indique Sonia Backes. Cette décision a été prise pour deux raisons. Si la situation sanitaire est globalement encourageante, avec une baisse du taux d’incidence quasi-quotidienne, des points d’alerte et de vigilance demeurent, estime la présidente de l’institution, notamment en ce qui concerne le service de réanimation, toujours à la limite de la saturation. « Il est occupé à 90 %, donc s’il y a un rebond trop important, la réanimation ne sera pas en capacité de l’absorber. Or, un relâchement après cinq semaines peut générer un rebond. »

 

Un taux d’incidence encore trop élevé

Deuxième point : les situations sanitaires sont disparates sur le territoire de la province. Le taux d’incidence reste au-dessus de celui des autres communes dans le Grand Nouméa. « Il est à plus de 300 alors qu’il est, partout ailleurs dans le Sud, en dessous de 100, excepté à Yaté où il est à 180 », précise Sonia Backès. Et si, en termes de vaccination, certaines communes, à l’image de Moindou et La Foa, font figure de bons élèves, avec 80 % de première dose, ce n’est pas le cas de certaines de l’agglo qui plafonnent à 55 %.

 

En deux temps

Conséquence, la rentrée se fera en deux temps. Sur les 97 écoles de la province, les 27 qui se trouvent en dehors de l’agglomération vont ouvrir comme prévu le lundi 18 octobre. Mais en demi groupe. « Un groupe sera présent pendant trois jours, lundi, mardi et mercredi, et le deuxième pendant deux jours, le jeudi et le vendredi, détaille Gil Brial, 2e vice-président de la province Sud. La semaine d’après, ce sera l’autre groupe qui sera présent trois jours. » L’objectif étant de ne pas créer de rupture trop longue avec l’établissement scolaire. La continuité pédagogique prendra le relais les autres jours. « Et puis, les demi-groupes permettent de mieux gérer les enfants. Je rappelle qu’ils ne sont pas en danger à l’école, ils ne prennent pas de risque. » L’idée est de protéger les familles. Les enfants, s’ils développent la plupart du temps des formes asymptomatiques, peuvent en revanche transmettre le virus à leur entourage.

Gil Brial a présenté les modalités de la rentrée des primaires en province Sud.

 

« On sait que c’est compliqué »

Les écoles du Grand Nouméa n’accueilleront, elles, leurs élèves qu’à partir du 25 octobre, en fonction toujours de l’évolution de la situation sanitaire. Jusque-là, l’accueil des enfants des professions prioritaires est toujours assuré. Gil Brial affirme être conscient des difficultés que cela peut causer aux parents. « On a contacté le monde économique afin qu’ils soient souples au niveau du télétravail, on sait que c’est compliqué pour la garde des enfants. »

 


 

La vaccination

« Le taux de vaccination global est bon, il y a eu des efforts, insiste Sonia Backes. Mais, dans le Grand Nouméa, il y a un biais. Environ 20 000 personnes ne sont identifiées dans aucune commune. C’est plus facile dans les petites villes. Parfois, les gens ne sont pas opposés à la vaccination mais ne se déplacent pas si ça ne se passe pas en bas de chez eux. D’où le fait d’identifier des zones géographiques où mener des opérations de vaccination comme à Plum jeudi, où c’est la première fois. On est dans du maillage et du sur mesure. »

Et les enseignants ? Selon un sondage anonyme réalisé en interne, environ 70 % des professeurs des écoles présentent un schéma vaccinal complet et 12 % seraient opposés à la vaccination.

 


Les masques

Des masques inclusifs seront mis à disposition en priorité pour les enfants porteurs de handicap. Concernant le port du masque chez les enfants, Sonia Backes a rappelé que c’était « une mesure transitoire » corrélée notamment à l’évolution du taux de la vaccination globale.

 


L’accompagnement des enfants

Une quinzaine de psychologues scolaires vont être mis à disposition afin d’accompagner les enfants qui rencontreraient des difficultés, que ce soit avec le masque ou à la maison.

 

Anne-Claire Pophillat (© A.-C.P.)

 

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