La province Sud a rendu hommage à Jacques Lafleur

La présidente de la province Sud, Sonia Backes, Isabelle et Pascal Lafleur, ainsi que de nombreux amis et personnalités ont rendu un hommage à Jacques Lafleur, dix ans après sa disparition, vendredi soir, à l’hôtel de la province.

Le 4 décembre 2010, Jacques Lafleur tirait sa révérence à l’âge de 78 ans. L’histoire retient, de l’ancien député, une personnalité forte et charismatique qui a beaucoup œuvré pour la Nouvelle-Calédonie. « Il y a dix ans, la Nouvelle-Calédonie perdait l’un de ses plus grands fils, a déclaré Sonia Backes. Il a réussi à réunir ce qui était épars et fait d’un mot d’ordre sa philosophie politique : se rassembler sur l’essentiel. Et pour lui, l’essentiel, c’était la Nouvelle-Calédonie. » Une devise qui résonne en ces temps difficiles comme une mise en garde. « Aujourd’hui encore et plus que jamais, alors que l’avenir redevient incertain et que les nuages s’accumulent, il nous faut retrouver cette valeur fondamentale sur laquelle Jacques Lafleur a bâti toute son action : nous unir. » Sonia Backes a également honoré « l’homme de l’union, de la résistance aux idéologies, à la violence, aux ultimatums qui a su résister pour que jamais une communauté ne prenne le pas sur les autres. Résister pour que nos valeurs et nos idées jamais ne s’éteignent ». La mémoire de Jacques Lafleur est liée inévitablement à celle de la province Sud dont il a occupé le poste de président de 1989 à 2004. « Son image est toujours présente, car c’est lui qui a construit l’hôtel de la province », a tenu à préciser Sonia Backes, avant d’ajouter : « Dans la période où nous vivons actuellement et dans le dialogue qu’il faut construire avec nos partenaires politiques, j’ai toujours en tête ce que Jacques Lafleur nous a transmis. »

Un père et un ami

Isabelle Lafleur s’est ensuite exprimée sur le père qu’était Jacques Lafleur. « C’était un père extraordinaire, je ne vais pas vous le cacher. Il était très famille. Il aimait avoir toute sa tribu autour de lui. Et je suis fière que ce soir nous soyons tous réunis. » Un père qui savait être juste. « C’est vrai qu’il était autoritaire en politique, mais il l’était aussi avec nous, avoue-t-elle. Il nous a pratiquement tout appris. » Isabelle Lafleur a aussi vécu de l’intérieur les angoisses de son père, les moments difficiles ou engagés. « On parle souvent de cette poignée de main, mais il faut savoir qu’avant d’en arriver là, ça a été très dur. Nous étions là, à côté de lui, quand il avait de grosses responsabilités qui lui pesaient sur les épaules. Il n’y avait que nous, sa famille, qui pouvions ressentir et voir à quel point c’était difficile pour lui de prendre certaines décisions. Cela lui a valu de vivre avec des gardes du corps pendant un an ou deux. Certains d’entre eux sont là ce soir. Ils sont devenus les membres de notre famille. » Comme Gérard Salaün, chauffeur et chef de la sécurité de l’ancien député, qui a d’ailleurs fondé en mai dernier l’association Mémoire de Jacques Lafleur. « Nous sommes plusieurs à nous regrouper pour faire vivre sa mémoire et rendre hommage à celui qui a su, comme il aimait à le dire, regarder plus loin que le phare Amédée », a-t-il déclaré lors de cette soirée.

D.P.

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