La physiothérapie pour soigner ses maux

Le 8 septembre sera Journée mondiale de la physiothérapie. Bien souvent méconnue du grand public, elle est pourtant pratiquée quotidiennement par la majorité des kinésithérapeutes du territoire dans le traitement des déficiences et incapacités touchant les systèmes neurologique, musculosquelettique et cardiorespiratoire.

La physiothérapie a pour but d’améliorer les limitations fonctionnelles et de rétablir la motricité par des moyens physiques. Ces limitations sont le résultat de blessures et de maladies affectant les muscles, les articulations et les os ainsi que les systèmes neurologiques (cerveau, nerfs, moelle épinière), respiratoire (poumons), circulatoire (vaisseaux sanguins) et cardiaque (coeur). Les professionnels de la physiothérapie utilisent différents traitements allant des techniques manuelles courantes à la pratique de l’électrothérapie, l’hydrothérapie, la cryothérapie et la thermothérapie. « En métropole, comme ici d’ailleurs, on comprend surtout par physiothérapie, l’utilisation de matériels spécifiques par les kinésithérapeutes puisque la partie technique manuelle est déjà englobée dans leur formation initiale à la différence des pays anglo-saxons, précise Nicolas Volk, président du SMKNC, Syndicat des masseurs kinésithérapeutes de Nouvelle-Calédonie. Plus d’une centaine de kinés utilisent cette méthode de soins sur le territoire. »

En complément des soins

Le but de la physiothérapie est d’induire une relance du système de régénération cellulaire pour arriver à diminuer, voire à terme à supprimer la douleur sans médicaments. Son gros avantage est de ne susciter aucun effet secondaire sur le patient, contrairement à de nombreux autres traitements. Mais si elle est pratiquée généralement par les kinésithérapeutes, elle peut aussi être utilisée par d’autres professionnels de santé en complément de la kinésithérapie au moyen de matériels spécifiques, tout cela pour viser à soulager le patient au maximum. C’est pour cette raison que la physiothérapie est pratiquée par des thérapeutes de réadaptation physique comme au centre de cryothérapie de la Valléedes- Colons ou chez certains ergothérapeutes. Quelques orthophonistes l’utilisent aussi dans le cadre d’une paralysie des muscles après un AVC, accident vasculaire cérébral. Quel que soit le thérapeute, ces interventions ont pour but de soulager le patient et de lui permettre d’acquérir des capacités physiques nécessaires à son intégration sociale, aux activités de la vie quotidienne ou à l’accomplissement d’un travail, d’une activité sportive.

La première séance

C’est la plus importante. Le kinésithérapeute, ou le thérapeute de réadaptation physique, vous questionnera ce qui vous amène à le consulter et prendra connaissance de vos problèmes de santé actuels, de vos allergies, vos antécédents médicaux et, enfin, de vos traitements et des médicaments que vous prenez. Il vous fera préciser les douleurs que vous ressentez et les limites dans vos mouvements en procédant à quelques exercices pour tester vos capacités. Après ce bilan, il va vous indiquer le traitement le mieux adapté pour vous, le type d’appareil ou les manipulations qu’il va effectuer lors de vos séances pour que vous retrouviez ou amélioriez vos capacités physiques. C’est n’est que seulement après que le thérapeute débutera sa séance de manipulations ou d’appareils qui peuvent varier d’une demi-heure à une heure. Il en profitera pour vous apprendre quelques postures ou mouvements que vous pourrez faire seul chez vous pour accompagner votre physiothérapie. Vous serez ensuite prêt pour entamer votre prochaine séance.

Source : FFMKR et OPPQ


Quelques appareils utilisés en physiothérapie

L’électro stimulateur

C’est l’appareil le plus communément utilisé en physiothérapie. Il permet de stimuler deux types de fibres, musculaires et nerveuses (sensitives et motrices). Il est capable de générer différents types de courant en fonction des effets recherchés : TENS pour soulager la douleur, NMES pour stimuler un muscle sain, ionisation (courant galvanique) et stimulation du muscle dénervé.

L’appareil à ultrason

Il a largement fait ses preuves dans les pathologies musculaires et tendineuses. La tête est en contact avec la peau grâce à l’utilisation d’un gel ultrason ou en milieu aquatique (transmission US). Le but des ultrasons est d’apporter à un endroit précis du corps des vibrations avec un effet mécanique ou thermique.

Appareil de cryothérapie

Largement médiatisée par les sportifs de haut niveau, la cryothérapie est assez récente en Nouvelle-Calédonie (voir notre article du 5 mai 2016). Elle possède de larges champs d’application allant de la récupération sportive, aux maladies rhumatismales en passant par les syndromes douloureux, les affectations neurologiques et les états post-traumatiques et postopératoires. En général, il s’agit d’un caisson où le patient est plongé dedans à de très basses températures. Des appareils portables existent également.


À qui s’adresse la physiothérapie ?

Elle peut s’appliquer dans de nombreux cas, y compris chez les enfants qui souffrent d’un retard du développement moteur ou de problèmes orthopédiques. Elle s’adresse aussi aux personnes souffrant de maux de dos, de nuque, de tête, à celles qui ont des problèmes de posture, des raideurs articulaires ainsi qu’à tous ceux qui se sont blessés au sport, au travail ou aux victimes d’un accident de la route. La physiothérapie est indiquée pour les personnes qui ont eu un AVC, qui sont atteintes d’une sclérose en plaques, une paralysie d’ordre neurologique, ou qui souffrent de pertes urinaires, de troubles respiratoires, les grands brûlés, l’arthrite, les tendinites, bursites, les séquelles d’une fracture, les entorses et foulures et toute autre cause entraînant une perte d’autonomie.

C.Schoenholtzer

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