La justice présente ses ambitions pour 2026

2840 procédures pour violences intra-familiales ont été recensées en 2025, dont 1 833 violences conjugales. 2 233 cambriolages ont été relevés (+ 23,8 %). (©Theo Rouby / AFP)

La rentrée solennelle de la cour d’appel et du tribunal de première instance s’est tenue vendredi 6 mars. L’occasion de faire le bilan de l’année écoulée et de mettre en lumière les projets. Pour Yves Dupas, procureur de la République, « 2024, c’était la délinquance de la crise insurrectionnelle. 2025, c’est plutôt la délinquance de la crise économique » avec « des vols de plus en plus orientés vers la nourriture » et « l’émergence de revendeur d’herbe de cannabis inconnus de la justice ». Il fait aussi état d’un niveau jamais atteint dans la lutte contre la délinquance en col blanc.

La cour d’appel veut réduire à un an maximum les délais de traitement des affaires criminelles, mais aussi transférer le casier judiciaire manuel calédonien à un niveau national, et qu’il soit informatisé. Pour limiter la surpopulation carcérale elle espère mettre en place un centre de semi-liberté dans le courant de cette année. Aussi, « nous aimerions installer une structure de placement extérieur, indique Camille Miansoni, procureur général. Si quelqu’un a des problèmes d’addiction à l’alcool ou aux stupéfiants et qu’il a commis un acte, au lieu de l’envoyer au Camp-Est, on l’enverrait dans une structure où il serait pris en charge, avec un objectif d’insertion professionnelle ».

Le tribunal de première instance a, quant à lui, évoqué la mise en place d’un stage de citoyenneté à Nouméa et à Koné, la relance des stages de sensibilisation aux conduites addictives, ainsi qu’un stage de sensibilisation à la protection de l’environnement.