La France insoumise promet l’indépendance

Les députés LFI ont annoncé vouloir créer « une commission justice et vérité » sur les responsabilités dans les émeutes si Jean-Luc Mélenchon est élu à l’Élysée. (©Yann Mainguet)

Sur le site de Kaïmolo à Dumbéa, dimanche 12 juillet, au terme de dix jours de visite sur le territoire, les députés de La France insoumise, Mathilde Panot et Bastien Lachaud, ont déclaré proposer l’indépendance de la « Kanaky-Nouvelle-Calédonie » au 1er janvier 2028, en cas de victoire de leur candidat, Jean-Luc Mélenchon, à la présidentielle de 2027.

Le leader du mouvement LFI avait émis le projet lors d’un meeting en Seine-Saint-Denis le 7 juin, puis dans une tribune publiée par Médiapart le 10 juillet. Un projet qui passe par « un référendum national dès l’été 2027 » [soit juillet ou août], puis « un référendum local avant le 1er janvier 2028 », a appuyé Bastien Lachaud.

Le député pense à la formule de l’indépendance-association avec la République française. Ce choix s’accompagnerait d’« un plan de réparation » qui intègre « l’annulation de la dette du territoire » ou encore « un accompagnement financier ». Selon Mathilde Panot, il faut « tourner la page de l’histoire coloniale de la France ».

Cette annonce de LFI est « un non-événement, c’est un truc de campagne » a noté Gil Brial, des Loyalistes, qui a rappelé le résultat des trois consultations d’autodétermination entre 2018 et 2021. À la tribune dimanche, les UC Emmanuel Tjibaou et Christian Tein ont accueilli favorablement la proposition de La France insoumise, mais la procédure de soutien aux candidats à la présidentielle n’a pas commencé au sein du parti.