La CCI ouvre son e-boutique

Dans le cadre de sa politique de développement des services numériques, la Chambre de commerce et d’industrie vient d’ouvrir un CCI Store. L’idée de cette plateforme est de proposer aux entrepreneurs des applications répondant à leurs problématiques.

La CCI n’a pas redéfini ses missions en décidant d’ouvrir un magasin. Le CCI Store est une boutique un peu particulière où l’on pourra trouver des applis. Pour lancer cette nouvelle plateforme, la chambre consulaire a organisé une présentation pour les chefs d’entreprise, le 2 octobre, en présence de Thomas Vrignaud, le directeur des projets numériques de CCI France. Si l’outil débarque en Calédonie, il a été imaginé par le réseau national des CCI et présenté au salon VivaTech de Paris, en présence de ministres, le 24 mai 2018. Et l’outil semble plaire puisque sur les 126 CCI que compte le réseau, 122 se sont déjà dotées de la plateforme.
Le CCI Store est un « App Store » fonctionnant plus ou moins comme l’Apple Store ou encore le Play Store. Pour ceux qui n’y comprendrait rien, il s’agit d’une plateforme sur laquelle on peut télécharger des applications diverses et variés. La spécificité des applications proposées par la CCI est qu’elles s’adressent aux entreprises et plus spécialement aux PME et aux TPE. Si le Store est un produit développé par le réseau, chaque CCI est chargée de gérer sa propre boutique, ce qui comprend aussi la sélection des applications qui seront les plus à même de répondre aux besoins des ressortissants

L’un des plus gros lancements

« Le développement des CCI Store s’est fait dans l’esprit start-up, explique Thomas Vrignaud. La technologie est de plus en plus simple et de moins en moins coûteuse. Elle peut apporter des solutions particulièrement adaptées aux petites et moyennes entreprises. » Outre la contribution à augmenter l’offre en ligne, le Store a également pour objectif d’encourager le recours au numérique. Une récente étude métropolitaine montre qu’il existe encore beaucoup de personnes qui n’utilisent pas ces technologies. « Il y a un problème de compréhension du numérique. Nous avons besoin de le désacraliser sur le plan de la complexité et du coût », martèle le directeur des projets numériques.

La Nouvelle-Calédonie n’échappe à la règle du développement de ces nouveaux outils et le fait même plutôt bien en la matière. Selon Thomas Vrignaud, la soirée de lancement de Nouméa est celle qui a le plus mobilisée. Plus de 100 personnes étaient présentes et le trafic sur le site l’a fait directement rentrer dans le Top 3 des CCI Store sur une semaine. Mais les chefs d’entreprise et potentiels clients ne sont pas les seuls intéressés. Des développeurs d’applications locaux se sont rapidement manifestés, sentant l’opportunité d’être tout d’abord référencés sur le site calédonien puis, potentiellement sur le réseau national. Ils étaient quatre avoir répondu à la CCI, une semaine plus tard, la Chambre en comptait sept. Si ce n’est pas le cas actuellement, la commercialisation des applis calédoniennes dans le reste du réseau est sérieusement envisagée par le directeur des projets numériques.

Un levier intéressant pour les développeurs locaux

Sur les 265 applications proposées au catalogue national, la CCI en a retenu 84 qui répondent aux besoins des entreprises locales et aux critères CCI France, à savoir d’être 100 % digitales et accessibles 24h/24 et 7j/7 et, enfin, relever du B2B, autrement dit du commerce entre entreprises. La plateforme propose des tarifs promotionnels ou privilégiés et permet d’avoir accès à une présentation de l’appli et aux avis des utilisateurs, eux-mêmes chefs d’entreprise. Dans cette boîte à outils, on trouve de tout et à tous les prix, du gratuit au payant et du plus au moins original des services. On peut y trouver pêle-mêle une application pour automatiser l’envoi de courriels, une autre qui permet de trouver une personne expatriée pour représenter à un salon international une entreprise qui n’en n’aurait pas les moyens ou encore une solution pour les entreprises ayant besoin d’une liste de lecture de morceaux de musique qui gère la musique et le versement des droits à la Sacenc.

En termes de chiffres, la plateforme calédonienne est encore trop jeune mais au niveau national le réseau a compté, entre septembre 2018 et septembre 2019, un nombre d‘utilisateurs uniques de l’ordre de 260 000. Un trafic multiplié par trois sur un an. Thomas Vrignaud table sur un objectif de 700 000 visiteurs uniques à l’horizon 2021. Pour ça, le réseau a lancé une grande campagne de communication pour faire connaître l’outil de manière un peu décalée. Toute l’idée, pour la CCI, est de parvenir à sortir d’une communication institutionnelle qui peine à séduire les chefs d’entreprise et en particulier les plus jeunes.

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