La campagne électorale laissera des traces

Nina Julié a été élue maire du Mont-Dore, après une campagne assez animée. © Y.M.

Sonia Lagarde à Nouméa, Stevens Kaouda à La Foa, Pascal Sawa à Houaïlou, Maurice Tillewa à Ouvéa, ou encore Yann Gastaldi à Koumac… Les maires sont en place pour une mandature qui pourrait être prolongée d’un an, en raison de la tenue de l’élection présidentielle et peut-être de législatives en 2032. Le haut-commissaire a saisi le tribunal administratif de recours contre l’élection des premiers édiles de Lifou et de Yaté, ces candidats ayant été élus sans que les adjoints ne le soient lors de la même séance.

Par endroits, la température a bien du mal à redescendre. « Je n’ai pas fait une campagne clivante, ce sont mes adversaires qui ont accusé notre équipe d’être clivante, a observé Nina Julié, vendredi 27 mars, jour de son élection au poste de maire du Mont-Dore. Personne n’a le monopole du vivre-ensemble, on le souhaite tous ». Première adversaire et maire sortante Rassemblement, Elizabeth Rivière, qui accepte le choix des habitants, a pointé une « campagne rude, souvent avec de la bassesse ». Des comportements ont choqué, « il ne faut pas continuer dans cet état d’esprit ». L’élue a annoncé que des plaintes avaient été déposées après « des attaques personnelles ».

À Bourail, le maire réélu, Patrick Robelin, a aussi mentionné « une campagne très violente », qui laissera des traces. D’ordinaire tenues dans une ambiance bon enfant, les élections municipales ont été conçues, dans certaines communes clés cette année, comme un terrain d’essai avant le scrutin provincial.