La calamité agricole reconnue par le gouvernement

Le gouvernement a reconnu l’état de calamité agricole en lien avec les épisodes météorologiques Lucas et Niran, sans compter l’importante pluviométrie du mois de janvier. Cette décision va permettre aux sociétaires de la Caisse d’assurance mutuelles agricoles (Cama) de recevoir en urgence, dès la semaine prochaine, la moitié des sommes sollicitées ou du capital assuré. Les agriculteurs percevront l’autre moitié une fois les contrôles effectués. Pour la dépression Lucas qui a été marquée par des précipitations record, 16 communes sont concernées par le caractère d’accident climatique exceptionnel : Mont-Dore, Dumbéa, Païta, Boulouparis, La Foa, Farino, Moindou, Bourail, Houaïlou, Kouaoua, Canala, Thio, Yaté, Lifou, Maré, Ouvéa. Toutes les communes sont concernées par le cyclone Niran.

Le monde agricole a particulièrement souffert lors des trois premiers mois de l’année qui sont néanmoins les mois « creux » de la production locale. Les productions de fruits et légumes de cycles courts ont donc été relativement peu impactées. Ce n’est pas le cas des cycles plus longs, comme la banane. Les cultures à cycle court pourront retrouver les étals dans les semaines à venir, mais il faudra attendre plus longtemps pour les autres. Pour assurer l’approvisionnement en produits frais, l’Agence rurale a ouvert des quotas d’importation.

D’après la Chambre d’agriculture, les îles Loyauté ont été particulièrement touchées par les phénomènes climatiques, et Lucas en particulier. Tous les professionnels ont toutefois reçu l’annonce du confinement et l’interdiction des marchés comme un coup de grâce. Pour le directeur de la Chambre, Yannick Couete, le monde agricole a montré sa capacité d’adaptation en proposant des paniers et en utilisant la plateforme d’achat de produits frais (produitsfrais-agriculture.nc).

La reprise des marchés a également montré une attente importante de la population de l’agglomération nouméenne. Le marché broussard de Ducos du 20 mars a permis d’accueillir près de 2 900 personnes tout en garantissant les règles sanitaires prescrites par les autorités. Un chiffre important si l’on tient compte qu’un petit marché broussard rassemble habituellement un peu plus de 3 000 personnes. Comme le souligne Yannick Couete, les producteurs comme les consommateurs ont pris le pli des gestes de distanciation sociale.

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