Hausse des prix : l’urgence

Les annonces de hausse des prix se succèdent, les unes justifiant les autres. Le gouvernement prépare des mesures pour « combattre » cette inflation. Ses décisions seront scrutées par les syndicats, qui se tiennent – Force ouvrière exceptée – hors de la mobilisation, pour l’instant. Les manifestants ont moins de patience : ils exigent une action immédiate, notamment en faveur des plus bas salaires, et s’inquiètent de l’augmentation des impôts, qui intervient, de l’aveu de ses partisans, à un moment « difficile ».

La liste des hausses de prix s’allonge
Les prix ont augmenté de 1,5 % de janvier à mars 2022, indique l’Isee, qui relève que l’inflation est particulièrement forte dans l’alimentation (+ 5 %). Au 1er avril, le tarif de l’électricité a subi une hausse de 4 % (pour la moitié des ménages, ceux dont la puissance souscrite est relativement élevée) et elle atteindra 11 % sur un an, afin de compenser le déséquilibre financier du réseau électrique supporté par Enercal. Le prix de la viande commercialisée par l’Ocef augmentera prochainement de 8 %. Le litre d’essence (185,4 francs) a augmenté de 36 % en un an, celui de gazole (171,8 francs) a bondi de 51 %.

Les mesures envisagées par le gouvernement
Le 4 mai, le gouvernement avait évoqué de premières mesures contre l’inflation, qui n’ont pas encore été adoptées. En ce qui concerne les carburants, il est question d’« obtenir des efforts » de la part des compagnies pétrolières, de « diminuer » les trois taxes qui s’appliquent spécifiquement aux produits pétroliers (ce qui coûterait 450 millions de francs par mois aux finances publiques) et de « ramener » le taux de TGC de 3% à 0% (150millions par mois).

L’exécutif envisage également deux aides aux ménages les plus modestes : la première viserait à « pallier la dernière hausse » de l’électricité (4 %) pour 2 000 familles (50 millions de francs engagés), la seconde serait une « aide financière sur le plein d’essence » dont le montant « est en cours de définition » par les services de la Nouvelle-Calédonie.

En ce qui concerne l’alimentation, le gouvernement souhaite réactiver le « bouclier qualité prix », qui garantit un panier de fruits et légumes de six kilos et de 2,5 kilos de protéines animales pour 5 000 francs maximum. Il envisage de « plafonner » les prix de 50 produits de grande consommation, et enfin d’« engager une communication comparative » des prix pratiqués par les moyennes et grandes surfaces. Ces premières mesures doivent être adoptées « dans les meilleurs délais » a assuré le gouvernement la semaine dernière.

Une seconde batterie de propositions devait être dévoilée cette semaine, « à la suite des préconisations des partenaires sociaux ».

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