Handijob s’équipe d’une broyeuse pour valoriser les déchets verts à Poindimié

L’association Handijob, qui œuvre à l’insertion de personnes en situation de handicap, veut proposer un service de transformation des déchets verts en compost aux habitants de Poindimié, dès l’an prochain. Les essais ont débuté le 1er décembre.

Troncs et branchages ont commencé à être transformés en copeaux qui peuvent servir de compost, le 1er décembre, au centre de tri des déchets de Poindimié. Sous la direction de parents cadres de l’association Handijob, un groupe de jeunes personnes déficientes intellectuelles a mené à bien le premier essai d’une broyeuse de déchets verts réceptionné la veille. Ils aimeraient passer à la vitesse supérieure, dès 2022.

« Nous voulons fournir une prestation de service et proposer aux administrés de passer chez eux pour broyer leurs déchets verts », explique Philippe Roux, président de la structure, qui vise l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap qu’elle accompagne. Lauréate d’un appel à projets innovants de la province Nord, Handijob a perçu une subvention de 3,6 millions de francs, comprenant une aide de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour acquérir cette broyeuse, identique à celle utilisée au Mont-Dore.

Des opportunités de formation et d’emploi

L’association vient de créer Handi vert, une entreprise de deux salariés qui sera chargée de cette activité, de la formation et du recrutement d’une partie de la vingtaine de personnes suivies par l’antenne de Poindimié de Handijob. « Comme nous n’avons pas de service municipal de collecte des déchets verts, nous nous glissons dans cette brèche. Cela va nous permettre de faire quelque chose de bien et d’offrir des opportunités aux jeunes », détaille Thierry Paillandi, en charge de la broyeuse.

Une fois broyés, troncs et branches sont transformés en copeaux de bois.

La quantité de déchets à transformer, le temps de travail des employés et les tarifs des prestations restent à définir. « Il va falloir laver la machine, la graisser, l’entretenir, etc. Et cela ne sera pas fini pour eux », précise Thierry Paillandi. Outre l’activité de manutention et la maintenance, la prise de contact avec les clients, les rendez-vous, l’élaboration des plannings, le stockage des copeaux et la commercialisation du compost devraient être assurés par des personnes handicapées.

Utiliser autrement la matière organique

Présente lors de ce premier essai, Élise Sauge, secrétaire générale de la mairie de Poindimié, confirme l’intérêt de la collectivité dans cette démarche. « Nous ne traitons pas les déchets verts pour l’instant. L’idée, c’est donc de passer une convention avec Handi vert pour qu’elle puisse récupérer les déchets verts des particuliers, commente-t-elle. D’autant que durant la saison des feux, c’est l’occasion de s’occuper des tas de monticules que les gens du village ont devant chez eux. » Alors que les feux sont interdits dans la zone urbaine du village, association et commune y voient également l’occasion de limiter les écobuages et d’utiliser autrement la matière organique.

Dans un premier temps, Handi vert proposera un service de broyage des déchets verts des particuliers en bord de route. Elle en collectera la moitié, qui sera conditionnée dans des sacs de copeaux qui seront mis en vente. En triant les différentes plantes, l’entreprise compte proposer des sacs de différentes essences, en fonction des cultures pour lesquelles ils seront utilisés. Elle envisage aussi de fabriquer des composteurs et de dispenser des formations au compostage.

 

Gédéon Richard (© G.R.)

 

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