Handball : un tournoi « pour se montrer »

Malgré le confinement, les deux pôles espoirs de handball du Caillou ont pu décoller pour la Métropole il y a une dizaine de jours, où ils prendront part aux championnats de France interligues des moins de 15 ans. L’occasion, peut-être, de se faire repérer par les cadres des équipes nationales et d’intégrer le haut niveau.

Le confinement est presque une aubaine pour les pensionnaires des Pôles espoirs masculins et féminins de handball. Après deux semaines d’entraînement physique à domicile, 18 jeunes athlètes calédoniens ont décollé, avec quelques jours d’avance sur leur planning, pour la Métropole, le 19 septembre. Du temps supplémentaire qui leur a notamment permis d’aller voir des matchs de haut niveau, dont un de Ligue des champions opposant l’équipe du PSG à celle de Bucarest. « Quils continuent leurs cours à la maison ou bien ici en stage, c’était la même chose avec le confinement, alors on a saisi cette opportunité pour partir plus tôt », expose Olivia Vaitanaki, cadre technique de la Ligue calédonienne de handball, qui entraîne les deux pôles.

Compétition relevée

En temps normal, les jeunes handballeurs s’entraînent deux fois par jour, alors un mois avant le déplacement le plus important de leur saison, l’arrêt brutal causé par le confinement venait quelque peu contrarier leurs plans. « Là, on est à la Maison du handball, à Créteil (à moins de 10 km de Paris, NDLR), où lon sentraîne depuis notre arrivée », explique l’ancienne joueuse professionnelle.

En ligne de mire pour les jeunes Cagous, un tournoi ultramarin pour les garçons aujourd’hui, avant d’enchaîner avec les championnats de France interligues des moins de 15 ans ce week-end et du 10 au 14 octobre pour les filles. Une compétition où le niveau est très relevé. « On joue contre des régions avec beaucoup plus de licenciés. Le but ce nest pas gagner, mais plutôt de révéler les meilleurs potentiels de l’équipe, pose leur entraîneuse. Sils réussissaient à remporter un match, ce serait la cerise sur le gâteau. » L’objectif, donc, taper dans l’œil des responsables des centres de formation des équipes évoluant au niveau national ou du pôle France, en leur montrant l’étendue des ressources des talents locaux.

Centre de formation

« Suzanne Wajoka, Cassidy Chambonnier, Norah Folituu ou encore Jean-Philippe Takanuia, ils sont tous passés par ce parcours. Avec la crise sanitaire, on navait pas pu faire le déplacement lannée dernière. Là, on ne voulait pas rater une nouvelle fois la compétition. Cela aurait été perdu pour toute une génération qui aurait dépassé la limite d’âge », raconte Olivia Vaitanaki.

Trop vieux pour être alignés sur la feuille de match au côté des pensionnaires du Pôle espoir, Lilian Talon et Aloisio Mavateau sont également du déplacement. Âgés de 18 ans, ils sont venus faire quelques entraînements avec plusieurs clubs et centres de formation évoluant en National 1 et National 2, tels que Nîmes, Créteil ou encore Saint-Malo, dans l’espoir d’être, eux aussi, recrutés.

 


Un Cagou au Super Globe

Pour lui aussi, cette crise sanitaire a du bon. Le handballeur calédonien de 18 ans Lilian Talon, actuellement en Métropole avec les jeunes joueurs du Caillou, participera du 5 au 9 octobre au Super Globe, nom donné à la Coupe du monde des clubs regroupant les meilleures équipes des cinq continents, à Djeddah, en Arabie saoudite. L’équipe de Sydney ne pouvant faire le déplacement, la Fédération internationale de handball leur a demandé de monter une équipe composée d’athlètes océaniens pour les remplacer. Un effectif dont fera partie le Cagou, qui aura la chance de rencontrer bon nombre des meilleurs joueurs mondiaux.

 

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