Grippe aviaire : un autre risque épidémique

Alors que tous les regards sont focalisés sur le Covid-19, la Nouvelle-Calédonie est sujette à d’autres risques. Les risques sanitaires ne concernent toutefois pas les humains, mais les animaux. Le dossier n’est donc pas géré par la Dass, mais la Davar, la Direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales. Une exploitation avicole de Païta a été placée sous surveillance. Les autorités suspectent la présence d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), appelée plus couramment grippe aviaire. Des analyses sont en cours afin de déterminer si le virus est bien présent au niveau de l‘élevage. Si c’était le cas, il faudrait euthanasier l’ensemble des volailles pour éviter la propagation de cette maladie particulièrement contagieuse auprès des oiseaux sauvages.

Dans l’attente, tous les animaux sont maintenus dans les locaux de la ferme. Le risque était parfaitement identifié par la Davar depuis le mois de janvier. Une interdiction d’importation de produits avicoles non traités contre la grippe aviaire avait été décrétée début février. La maladie aurait donc pu être introduite au nez et à la barbe des autorités en charge de l’inspection vétérinaire. Les conséquences pourraient être catastrophiques.

Le gouvernement a également confirmé que l’on avait laissé s’introduire de manière accidentelle un ravageur particulièrement vorace, la chenille légionnaire d’automne. Sa présence avait été suspectée en début d’année. Elle vient d’être confirmée à Boulouparis et à Pouembout, les deux principaux centres de production du maïs dont la chenille est friande. En réponse, le gouvernement a autorisé temporairement l’importation de deux substances actives et homologué 29 pesticides dont l’usage pourra être élargi à d’autres professionnels de la filière.

M.D.

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