Le directeur de la Sécurité civile, Frédéric Marchi-Leccia, a été démis de ses fonctions le 16 juillet par un arrêté du gouvernement faisant état de manquements graves à ses obligations professionnelles, comme le délit de favoritisme, de détournement de biens ou de fonds publics. Ces accusations ont été démenties par l’intéressé et son avocate, Me Nathalie Lepape, qui a dénoncé un non-respect de la procédure.
Selon elle, le général n’a été entendu ni par le gouvernement ni par la justice et il n’a toujours pas accès à son dossier. « Je ne comprends pas le zèle dont le gouvernement fait preuve. » Sa plainte au pénal va être complétée, une action devait être menée auprès du tribunal administratif et une procédure civile est aussi envisagée, « compte tenu des répercussions sur sa carrière, sur celle de son épouse et de ses enfants ». Le gouvernement s’est exprimé le 28 juillet. Il indique que le général et son avocate ont été conviés à des entretiens, mais ne se sont pas présentés et ont été invités à consulter son dossier, mais ne l’ont pas fait. Le gouvernement dit être engagé dans une réorganisation de cette direction. La publicité de vacance de postes et l’ouverture de candidatures font craindre aux fonctionnaires un grand nettoyage dans un contexte délétère depuis la suspension du directeur.

