Et la (vraie) société civile ?

Gérald Darmanin est retourné à ses affaires liées à l’immigration après sept jours de visite
en Nouvelle-Calédonie.

Un séjour forcément instructif pour le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, qui s’est surtout attaché à rester discret et à l’écoute.

Une attitude appréciée par les responsables politiques calédoniens, en particulier indépendantistes avec lesquels le dialogue était rompu depuis la tenue du troisième référendum.

Même si les positions restent tranchées, qu’elles ont été présentées explicitement au ministre et que les différentes mouvances restent divisées, chacun a évité la surenchère habituelle. Ce dont on peut se réjouir, même s’il reste un long chemin à parcourir avant de définir un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie.

On peut néanmoins craindre que malgré les gestes envers les chambres consulaires, le Sénat coutumier, les maires, les gros sujets seront négociés par les seuls groupes politiques.

Or, il y a une attente à pouvoir proposer, débattre sur l’avenir institutionnel, le nickel… Et ce, parce que chacun a en tête les désillusions des dernières années, les volte-face aussi.

Et la méfiance concerne toutes les sensibilités. Peut-on se satisfaire de devoir attendre qu’on nous propose un projet pour se prononcer ? Le ministre a appelé la société civile à s’impliquer, mais quelle place et surtout quel poids lui sont réellement réservés ?

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