Élection du président du Congrès mercredi

Après l’épisode de la présidence du gouvernement, celui du Congrès connaîtra son issue le 28 juillet. La date est confirmée et si pour l’heure les indépendantistes, comme annoncé, présentent un candidat unique, les Loyalistes poursuivent leurs discussions.

L e feuilleton institutionnel se poursuit et s’étire dans le temps, alors que la Nouvelle-Calédonie s’enfonce dans la crise et s’inquiète sur son devenir à l’approche de la troisième consultation, le 12 décembre.

Concernant le Congrès et l’élection de son président, les groupes de l’hémicycle du boulevard Vauban ont jusqu’à lundi soir minuit pour déposer le nom de leurs candidats. Seule certitude : les indépendantistes ont annoncé qu’ils proposeront de reconduire Roch Wamytan. Le candidat UC-FLNKS est assuré de bénéficier des voix de l’UNI en échange des voix que l’UC a données pour que Louis Mapou soit élu à la présidence du gouvernement.

Deux candidates

Pour les non-indépendantistes, en revanche, l’objectif est d’éviter que les indépendantistes parviennent à cumuler les deux présidences, celle du gouvernement, qu’ils viennent d’obtenir, et celle du Congrès. Après l’annonce, la semaine dernière, de la candidature de Virginie Ruffenach, non validée par certaines composantes de l’Avenir en confiance ni par Calédonie ensemble, les discussions semblent avoir quelque peu évolué. Les Républicains calédoniens de Sonia Backes et le MPC de Gil Brial auraient finalement fait marche arrière pour soutenir la candidature de Virginie Ruffenach, mais à la condition que Calédonie ensemble l’accepte.

Ce qui est loin d’être le cas puisque le parti de Philippe Gomès, qui a aussi l’occasion de placer un de ses élus dans le fauteuil de président, propose Annie Qaeze. Un choix politique qui, selon le parti, se justifie pleinement dans l’optique du prochain référendum et de la nécessité de faire progresser le Non en élisant une jeune Mélanésienne à la présidence. On n’en attendait pas moins même si Calédonie ensemble ne jouit pas d’une grande légitimité avec seulement six sièges. Avec une telle mésentente en tout cas, rien ne garantit le succès des négociations. De quoi dégoûter encore les Calédoniens.

On notera, une nouvelle fois, que malgré les divergences des partis, des groupes, les indépendantistes, eux, arrivent toujours à s’unir dans les moments opportuns, même si cela prend du temps.

Les « petits » groupes

Alors que l’Avenir en confiance et Calédonie ensemble détiennent la clé d’un accord, l’Éveil océanien n’a plus fait de déclaration. Le parti, on le rappelle, avait promis sa voix à un candidat unique loyaliste pour le « respect des équilibres », mais pas d’union, pas de vote ! Du côté de Générations NC, Nicolas Metzdorf a indiqué qu’il votera « pour le candidat loyaliste susceptible de réunir le plus de voix ».

Les réflexions se poursuivent donc et tout peut encore se jouer. Les dernières heures seront déterminantes pour trouver, ou pas, une issue. Réponse mardi pour savoir quelles candidatures ont été déposées.


Combien de voix ?

Pour obtenir la présidence du Congrès, il faut atteindre la majorité des voix sur les 54 élus que compte l’hémicycle. Côté indépendantiste, l’UC, qui possède 13 voix, s’assurera des 12 de l’UNI, donc 25 voix au total. Pour faire mieux, l’Avenir en confiance avec ses 18 voix comptera sur celle de Générations NC, soit 19. Le groupe doit impérativement pouvoir s’appuyer sur les six voix de Calédonie ensemble et automatiquement sur les trois de l’Éveil océanien, dans la mesure où l’unité a été trouvée. Autre option dans le cas où Calédonie ensemble ne fléchisse pas, l’Avenir en confiance se pliera à la candidature non indépendantiste proposée par le parti de Philippe Gomès.

C.S.

©congrès

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