[ÉDITO] Les conséquences de la guerre

Le Moyen-Orient s’est donc embrasé à la vitesse de la lumière, samedi 28 février, après les attaques israélo-américaines contre l’Iran visant à faire tomber le régime des mollahs, à faire plier son programme nucléaire. 131 villes ont été touchées et le Croissant-Rouge iranien recensait 555 morts, mercredi, parmi lesquels le Guide suprême, Ali Khamenei. L’Iran a riposté en ciblant les bases américaines de plusieurs pays du Golfe.

Et le conflit s’étend désormais au Liban, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Koweït… Une attaque du Hezbollah libanais allié de l’Iran a même touché une base britannique sur l’île de Chypre. La Grèce et le Royaume-Uni ont déployé des forces. Londres avait autorisé Washington à utiliser ses bases militaires contre l’Iran.

La France a aussi déployé des moyens vers Chypre et vers ses bases aux Émirats, notamment son porte-avions le Charles de Gaulle. Tout cela n’augure rien de bon pour le monde, et la Nouvelle- Calédonie en fait partie. Outre le risque d’une implication de la nation dans cette guerre, il y aura forcément des conséquences sur le trafic aérien, le prix de l’énergie, des hydrocarbures.

Roch Wamytan, au Congrès, s’est aussi interrogé au sujet de possibles incidences sur la reprise de l’usine du Sud par NBM, le consortium qatari et émirati, qui étudie le rachat de 74 % du capital de Prony Resources New Caledonia. Une crise qui se rajoute à la crise que nous subissons depuis plusieurs années.