La 48e Foire de Bourail est au rendez- vous, ces 14, 15 et 16 août, sur le site de Téné. Malgré les épreuves (incendie en début d’année, crises), les équipes sont restées mobilisées pour maintenir cet évènement incontournable de la Brousse, la plus grande animation agricole, artisanale et culturelle du territoire, qui rassemble entre 20 000 et 30 000 visiteurs chaque année.
On s’en réjouit d’autant qu’il devient de plus en plus difficile d’organiser ces évènements populaires. Dans un tout autre domaine, le 11e Salon Nature, maison et déco, qui devait se tenir au parc Fayard début septembre, a été annulé le 7 août. Il réunissait, depuis 2016, les professionnels de l’habitat, du jardin, etc. Ses organisateurs (Action PUB NC) ont résumé l’esprit du moment : « Organiser un évènement de cette ampleur implique des dépenses incontournables : sécurité, logistique, assurances (…), ces charges connaissent une augmentation importante, tandis que les recettes diminuent dans un contexte économique qui fragilise l’ensemble des acteurs. » 60 entreprises s’étaient engagées, insuffisant pour financer l’évènement.
Le soutien des institutions avait été demandé, en vain. Dommage, ces rendez-vous sont essentiels pour les entreprises et constituent au-delà, des espaces de rencontre indispensables pour les populations. On pense aussi aux petites fêtes communales de l’intérieur et des Îles, que l’on ne reverra pas de sitôt. On pense à tous les rendez-vous culturels, sortis des calendriers cette année, le carnaval de Nouméa en tête. Espérons que cette foire redonnera un peu de baume au cœur avant que ces événements puissent se réinventer ou renaître.

