Les fans l’attendent depuis quatre ans. La Coupe du monde 2026, 23e édition, débute jeudi prochain au stade Azteca de Mexico (83 000 places). Organisée par le Mexique, les États-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet, elle sera la plus vaste de l’histoire, avec 48 nations qualifiées, contre 32 en 2022, dont de nouveaux venus comme le Curaçao et le Cap-Vert. Réparties en douze groupes de quatre, elles verront les deux premiers accéder directement aux 16es de finale, rejoints par les huit meilleurs troisièmes.
La finale se jouera au MetLife Stadium (82 500 places), dans le Grand New York. Seize enceintes, de New York à Los Angeles en passant par Miami, Toronto, Vancouver ou Guadalajara, accueilleront 104 matchs. « Nous sommes prêts à accueillir le monde », a lancé le président de la Fifa, Gianni Infantino.
SPECTACLE
Plus de six millions de supporters sont attendus dans les stades, des dizaines de millions autour des villes hôtes et près de six milliards de téléspectateurs devraient suivre le tournoi. La Fifa promet une célébration mondiale du football et du spectacle, avec trois cérémonies d’ouverture, une dans chaque pays organisateur, puis un show de clôture annoncé comme « historique » à la mi-temps de la finale, dans la tradition du Super Bowl.
Ce tournoi hors norme traîne aussi son lot de polémiques : le casse-tête diplomatique autour de l’Iran dans le contexte de guerre au Moyen-Orient, la politique anti-immigration de Donald Trump qui inquiète des spectateurs, le prix des billets jugé exorbitant et les alertes des scientifiques sur les tempé- ratures extrêmes attendues pendant la compétition.
Au Mexique, l’enthousiasme sportif se mêle à un contexte sécuritaire tendu après une flambée de violence. Le pays espère revivre l’élan de ses Mondiaux de 1970 et 1986, conclus en quarts de finale. Les États-Unis, eux, pourraient profiter de l’événement pour populariser davantage un « soccer » encore loin de rivaliser avec les sports rois du pays.
LA FRANCE AVANCE UNE GRANDE ÉQUIPE
Sur le terrain, le plateau s’annonce somptueux. Messi et Ronaldo disputeront, à 38 et 41 ans, leur sixième Coupe du monde, la dernière pour Cristiano Ronaldo, toujours en quête du titre suprême. Kane, Lamine Yamal, Neymar, revenu in extremis avec le Brésil, Haaland, avec une Norvège de retour au Mondial, ainsi qu’Hakimi, Salah, Mané, Vinicius, Son Heung-min ou Vitinha figurent parmi les têtes d’affiche.
La France évoluera dans le groupe I avec le Sénégal, la Norvège et l’Irak. Les Bleus avancent avec l’un des effectifs les plus redoutés du tournoi. Malgré l’absence d’Hugo Ekitiké, blessé, Didier Deschamps dispose d’un réservoir offensif rare autour du capitaine Mbappé, le ballon d’Or Dembélé, Olise et une jeune génération prometteuse, de Doué à Cherki. Depuis un Euro 2024 décevant, le sélectionneur a infléchi sa doctrine vers davantage d’attaque. Pour sa dernière grande compétition à la tête des Bleus, il vise un nouveau sacre, tout en mettant en garde contre « l’excès de confiance ».
Le premier tour servira de test immédiat : la France ouvrira face au Sénégal, bourreau de 2002, le 16 juin (17 juin pour nous) à East Rutherford (New York), puis affrontera l’Irak le 22 juin (23) à Philadelphie, et la Norvège le 26 juin (27) à Foxborough (Boston). Un programme relevé qui impose d’entrer d’emblée dans la compétition. Selon les simulations d’OPTA Sports publiées par L’Équipe, l’Espagne part favorite devant la France et l’Angleterre.
Chloé Maingourd avec l’AFP

