L’équipe est définie au tableau noir du Congrès ce vendredi 31 juillet. Lors d’une séance solennelle, les membres du 19e gouvernement collégial seront élus. Au nombre de onze. Le nom des joueurs en lice a fuité ou a clairement été exposé par des dirigeants de parti.
À cette désignation à la proportionnelle, les forces politiques, loyalistes et centriste, ayant signé l’« accord de gouvernance pour la mandature 2026- 2031 », doivent décrocher six sièges : Les Loyalistes seront représentés par Nina Julié, Christopher Gygès, Philippe Blaise et Laurent Bonnefond, Le Rassemblement-LR, en la personne d’Alcide Ponga, et l’Éveil océanien, avec Milakulo Tukumuli, désigné par le pacte, futur président de l’exécutif. Chez les indépendantistes, Meryl Marlier, Gilbert Tyuienon, Johanito Wamytan, Ernest Déméné devraient porter les couleurs du groupe Kanaky NC. Tandis que Billy Forest pourrait défendre la place de l’UNI.
Si la composition est confirmée, le gouvernement comprendra trois anciens membres ayant déjà travaillé sur ces affaires de la Nouvelle-Calédonie, quatre personnalités politiques de premier plan ou presque, et autant de promus méconnus du grand public. Mais cette combinaison savante, régie par les règles de la collégialité, tiendra-t-elle ? Des doutes sont émis. La première étape, celle de la répartition des portefeuilles, donnera une idée claire sur l’ambiance autour de la table. Le partage, ou à l’inverse l’appropriation des gros dossiers par la majorité Les Loyalistes- Rassemblement-LR-EO, définira le rapport de force.
Les accusations portées sur les éventuelles responsabilités dans les émeutes de mai 2024 seront-elles traduites dans l’attribution des maroquins ? Il ne fait pas de mystère que de futurs membres de ce gouvernement ne s’apprécient guère. Le traitement des urgences calédoniennes dépassera-t-il les luttes d’ego et les antipathies… Une véritable question.

