L’année a été rythmée par de nombreux évènements sportifs. Dans diverses disciplines, les Cagous ont décroché quelques victoires, parfois historiques.
Avec l’arrêt des championnats et compétitions suite aux émeutes en 2024, l’année 2025 ne pouvait être que meilleure, sur le plan sportif.
Dès les premiers mois, des compétitions internationales ont de nouveau été organisées sur le sol calédonien, à commencer par le BNC Tennis Open, en janvier, puis les Oceania de karaté, en juin, ou encore la Groupama Race, la célèbre régate autour de la Grande Terre.
TÊTES D’AFFICHE
On retiendra la performance de certains Calédoniens, comme le rugbyman Yoram Moefana, sacré meilleur joueur du match contre l’Écosse, dans le cadre du Tournoi des Six Nations, en mars, ou l’entrée officielle de Suzanne Wajoka au sein de l’équipe de France féminine de handball, le même mois.
Plus récemment, l’ailière gauche a d’ailleurs fait forte impression aux Championnats du monde de handball féminin, tenu aux Pays-Bas et en Allemagne, où elle a accumulé les buts – permettant aux Bleues de décrocher la médaille de bronze –, et été élue meilleure joueuse du match face à la Tunisie. « Elle a montré qu’elle avait un très fort potentiel, car sur l’ensemble du tournoi, elle a marqué plus d’une trentaine de buts », souligne Christophe Dabin, président du CTOS, Comité territorial olympique et sportif.
Impossible par ailleurs de ne pas revenir sur le tour de force opéré par le nageur calédonien Maxime Grousset, devenu champion du monde du 50 mètres et du 100 mètres papillon aux Mondiaux de Singapour, en août.
L’année 2025 a aussi été marquée par les Mini-Jeux du Pacifique de Palau. La délégation calédonienne, formée uniquement de 31 athlètes, n’a pas démérité. Les Calédoniens ont terminé 7es, avec 34 médailles, dont sept en or, obtenues par Manon Baldovini (natation), Timothé Erout (aquathlon), Jérôme Morrisseau (tennis de table) et Tom Lulait (handisport). Un « très bon résultat », au regard des conditions particulières dans lesquelles les athlètes ont dû s’entraîner, rappelle Christophe Dabin.

FOOT : EN ROUTE VERS LES MONDIAUX
Côté foot, si elle a dû s’incliner 0-3 face aux Néo-Zélandais en finale des qualifications océaniennes pour la Coupe du monde 2026, le 24 mars dernier, la sélection A calédonienne s’est tout de même qualifiée pour les barrages intercontinentaux, en mars prochain, ce qui lui permet de prétendre au Mondial. Une première, rendue possible par l’élargissement à 48 équipes décidé par la Fifa pour le Mondial 2026 et par l’instauration d’une place supplémentaire au finaliste de la zone Océanie pour ces barrages.
Coup de maître également pour les U16 calédoniens, qui ont réussi à se qualifier pour la Coupe du monde U17, prévue au Qatar en 2026, et les U20 féminines, dont la Coupe du monde se déroulera en Pologne.
Durant cette année, une poignée de sportifs calédoniens s’est également illustrée en devenant champions du monde et vice-champions du monde dans les catégories master (1991 et avant). Auparavant, « il n’y en avait pas énormément, c’est un peu une nouveauté, chez nous », indique Christophe Dabin. C’est le cas d’Abedias Trindade de Abreu, qui a décroché la médaille d’or pour la deuxième fois consécutive aux Championnats du monde vétérans de judo, début novembre. Mais aussi d’Axel Reymond, qui a décroché le titre de vice-champion du monde au développé-couché et obtenu deux médailles de bronze lors des championnats du monde masters de force athlétique et powerlifting. Pour le président du CTOS, « cela montre véritablement que nos athlètes, quel que soit l’âge, continuent à performer ».
Nikita Hoffmann

