[DOSSIER] Le passage éclair et remarqué des Rafales en photos

Dans le cadre d’une projection inédite de l’Armée de l’air et de l’espace en Asie-Pacifique, la mission Henri Brown s’est tenue durant quatre jours en Nouvelle-Calédonie, avant un départ des appareils et des aviateurs vers l’Australie, mercredi 17 août. Malgré les aléas liés notamment à la météo, la mission logistique a été « accomplie » et le succès populaire fut au rendez-vous.

Photo :Delphine Mayeur de Hans Lucas via AFP

Les Calédoniens ont pu découvrir des avions qu’ils n’avaient jamais vus auparavant, dont les impressionnants Rafale français (Dassault) et, pour certains, approcher des pilotes de chasse dont le jeune Johan Pidjot, ambassadeur tout trouvé. L’ Armée de l’air continue de faire rêver, même si l’on ne peut s’empêcher de la lier à un monde toujours plus ou moins en guerre.

 

Lundi 15 août, à la Base 186 de La Tontouta, mille invités, autorités, anciens combattants, jeunes cadets ou encore proches de militaires ont pu découvrir les appareils venus en mission, ainsi que les avions des Forces armées de Nouvelle-Calédonie. Les soldats ont répondu aux questions. Il était même possible d’accéder aux cockpits.

Marine (à gauche) et Geneviève sont pilotes, commandant de bord sur le Casa CN235 des Fanc. L’Armée de l’air et de l’espace est de plus en plus féminisée (24 % des effectifs), mais il y a encore peu de pilotes. « Pour moi, pilote d’avion, c’était un peu comme cosmonaute ou président de la République, c’est-à-dire inabordable, explique Geneviève. On a tendance à se dire que ce n’est pas fait pour nous, mais je dis aux filles qu’il faut oser. Après, il vaut mieux être bon élève et surtout travailleur. Personnellement, je n’échangerai mon métier pour rien au monde ».

Le Casa fait du transport de personnes (44 places), de fret, des évacuations sanitaires, de la surveillance maritime. Il peut larguer des parachutistes. Les Fanc (Forces armées de la Nouvelle-Calédonie) interviennent auprès de la Direction de la sécurité civile dans des opérations de sauvetage, des évacuations. Les équipages sont formés aux opérations de nuit.

L’écusson de la projection en Asie-Pacifique – Henri Brown/Pitch Black/Pégase 2022. Plusieurs types étaient proposés à la vente dans les stands. Un souvenir unique que certains ont voulu garder.

L’Airbus A400M Atlas est un avion très impressionnant. Il peut acheminer vers et sur les théâtres d’opération la plupart des matériels par aérotransport et aérolargage. Il dispose de quatre moteurs qui délivrent une puissance de 11 000 chevaux chacun

« Dans cette version, l’avion peut transporter 54 passagers sur les sièges latéraux, explique le sergent-chef Xavier, mécanicien d’équipage. Il peut aussi charger des véhicules roulants, à chenilles, des hélicoptères, des plateformes en bois pour environ 30 tonnes de fret, 50 tonnes de carburant, qui peuvent aussi être largués. Les parachutistes peuvent sauter par les portes latérales ou par la rampe. » En cas de besoin, l’avion peut atteindre 116 places.

Le cockpit de l’A400M. Écrans, claviers, manettes… « ressemblent un peu à ce que l’on trouve dans l’A380, explique le commandant de bord, le capitaine Cédric. On ne sent pas vraiment la lourdeur de l’appareil, ce sont des commandes de vol électriques. » À hauteur de vue, un écran donne une « vision à l’infini ». L’avion dispose d’une lance de ravitaillement.

Textes et photos de C.M.

 

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