[DOSSIER] Dans l’Armée de l’air, les jeunes tentent de prendre leur envol

Chaque année, une centaine de Calédoniens s’engagent dans l’Armée de l’air et de l’espace. Ce chiffre, qui ne cesse d’évoluer, prouve que ce corps de métier fait toujours rêver. Au-delà de l’effet Top Gun, les jeunes Lrecherchent une stabilité professionnelle, une formation assurée et des opportunités d’évolution.

Les lunettes de soleil aviateur posées sur le bout du nez, la célèbre combinaison kaki, le casque… et, bien sûr, l’avion de chasse. Cette image mythique de pilote à la Tom Cruise en a fait rêver plus d’un à la sortie du film Top Gun, en 1986. L’histoire du jeune prodige du pilotage, peu apprécié par sa hiérarchie et qui rejoint la très réputée école de l’aéronavale américaine, a donné des ailes à toute une génération. Le personnage de Maverick a fait vibrer de nombreux spectateurs et les a incités à rejoindre les rangs de l’Armée de l’air.

Et si le deuxième volet du blockbuster, sorti en mai dernier, réveillait une nouvelle fois le pilote qui sommeille en eux ? Ont-ils pris d’assaut les bureaux de recrute- ment et multiplié les candidatures après la diffusion du film au cinéma ? « Il n’y a pas de statistiques sur le sujet », informe l’adjudant-chef Caroline Kirschke, chef du bureau Air et Espace du Cirfa (centre d’information et de recrutement des Forces armées).

Pour autant, ce corps de l’armée continue de plaire. Avec ou sans l’aide de Tom Cruise. « Pour beaucoup, c’est un métier garanti avec une opportunité d’évolution, une formation assurée et des valeurs fortes. Nous avons actuellement des Calédoniens sur la Base aérienne de Tontouta en mission de quatre mois ».

Un secteur qui ne bat pas de l’aile

Chaque année, une centaine de Calédoniens choisissent de porter l’uniforme. Un chiffre en constante évolution. L’Armée de l’air et de l’espace multiplie sa présence sur le terrain par le biais de forums, de foires, de campagnes scolaires et même sur les réseaux sociaux. Des jeunes entre 17 et 30 ans, tous niveaux scolaires confondus, de la troisième au bac +3, viennent ainsi frapper à leur porte. « La plupart ont un niveau troisième, 40 % ont le bac et 15 % environ ont au-delà de la licence », précise l’adjudant-chef.

Il y a ceux qui s’engagent et qui ne connaissent pas du tout le milieu militaire. Et d’autres qui décident de suivre l’exemple de leur grand-père, de leur frère ou de leur cousin. Alors, comme eux, ils prennent le large. « D’autres s’engagent après un stage PMIP-DN durant les vacances scolaires. » Parmi toutes les nouvelles recrues, la plupart sont des femmes.

50 % de femmes sur le territoire

« L’Armée de l’air et de l’espace est la plus féminisée (24 %) et tous les métiers sont ouverts aux femmes. Sur le territoire, nous atteignons environ 50 % de femmes. » Les militaires se dirigent vers la cinquantaine de métiers proposés : GRH (gestion des ressources humaines), maître-chien, pilote, informaticien, mécanicien, contrôleur aérien… Il y en a pour toutes les compétences. « Pour leur premier contrat, ils s’engagent entre quatre et cinq ans et plus de 90 % effectuent une carrière longue. »

Si l’Armée de terre est le corps qui recrute le plus, l’Armée de l’air et de l’espace a ce don pour mettre des étoiles dans les yeux. Le passage des Rafale dans le ciel calédonien le week-end dernier, pourrait susciter quelques vocations. Une nouvelle vague d’aviateurs se prépare-t-elle à voguer vers de nouveaux horizons ?

Edwige Blanchon

Photo : Pour recruter, les militaires sont très présents sur les forums et les foires. / C.M.

 

TOP 10

Le week-end dernier, le film Top Gun faisait partie des dix films les plus regardés sur Netflix en Nouvelle-Calédonie. Il se hissait en neuvième position. Coïncidence ?

 

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