Dossier : 300 Indiens à Goro : à qui la faute ?

Prony Resources, qui emploie près de 1 200 personnes (les sous-traitants représentent environ 2 000 emplois supplémentaires), fera appel à 300 travailleurs de la société indienne SFE pour boucler au plus vite le projet Lucy.

Il en va de la pérennité de l’usine, assure la direction : l’unité d’assèchement des boues résiduelles doit voir le jour avant fin 2023, avant que le barrage KO2 ne soit plein. Ce n’est pas la première fois, loin de là, que le secteur du nickel fait appel à la main-d’œuvre étrangère. La construction des usines, en particulier, a mobilisé des milliers de travailleurs d’Asie, mais aussi d’Europe et d’Amérique.

Pourquoi la venue de ces 300 Indiens fait-elle autant de bruit ? Parce que les compétences sont disponibles en Nouvelle-Calédonie. Parce que le BTP réclame des contrats depuis plusieurs années et comptait sur Lucy, chantier à environ 30 milliards de francs et 900 emplois. Prony Resources justifie son choix par la mauvaise qualité des réponses à ses appels d’offres, jugées partielles, trop chères, sans garantie sur les délais.

Chez les syndicats comme chez les patrons, certains pointent du doigt la bonne affaire financière réalisée par le métallurgiste, le salaire et les cotisations d’un Indien n’étant pas ceux d’un Calédonien. D’autres estiment que les entreprises locales auraient dû être capables de s’associer pour remporter ce marché dont le secteur avait tant besoin.

 

Gilles Caprais (© Archives G.C.)

 

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