Dimanche, le jour J

Les Calédoniens qui le souhaitent se rendront donc aux urnes dimanche, pour le troisième référendum afin de répondre à la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? »

Par deux fois, en 2018 et 2020, ils ont répondu Non à 56,7 % puis à 53,3 %. Selon toute vraisemblance, le Non devrait à nouveau s’imposer, suite à l’appel à non-participation des indépendantistes. Mais cette échéance tant attendue, qui devait clore le processus de décolonisation ouvert il y a plus de trente ans par les accords de Matignon, puis l’accord de Nouméa, n’aura pas la teneur escomptée. Si le positionnement des indépendantistes permet d’éviter le couperet tant redouté, générateur de fortes tensions, qui plus est avec une quasi-parité, il ne viendra pas clôturer immédiatement le processus.

« La situation ainsi créée » devra être examinée et d’intenses négociations sont à prévoir. Il faudra, dans les prochaines semaines, voire les prochains mois, observer de quelle manière les indépendantistes abordent ces discussions. Si certains trouvent encourageant leur positionnement qui consisterait à contourner l’obstacle pour avancer dans un climat apaisé, rien ne dit non plus qu’ils seront enclins à négocier dans un cadre qui s’inscrit dans la France. Or, les référendums auront une valeur incontestable. Rien ne dit non plus que les indépendantistes voudront bien discuter avec le gouvernement central actuel ou leurs « adversaires » locaux.

On peut donc aisément imaginer qu’il faudra encore faire preuve de patience pour espérer parvenir un jour à un statut durable. L’important est que ce cheminement continue de se dérouler dans la paix.

 

Chloé Maingourd

 

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