Deux ans après les émeutes, non-lieu pour les militants de la CCAT

Les émeutes de 2024 ont fait 14 morts et provoqué plus de 240 milliards de francs de dégâts. (©Delphine Mayeur / AFP)

Un non-lieu général a été ordonné, vendredi 5 juin, par les juges d’instruction parisiens en faveur de treize militants de la CCAT, Cellule de coordination des actions de terrain et de leur leader Christian Tein. Une information judiciaire avait été ouverte en 2024, à la suite des émeutes ayant secoué le territoire. Ces quatorze militants de la CCAT – dont Christian Tein – avaient été mis en examen, suspectés d’avoir commandité les violences.

Les accusations d’insurrection ont été rejetées, les juges soulignant que « quand bien même la revendication tendait-elle à obtenir à terme l’indépendance du territoire, elle n’avait pas pour objet de mettre en péril les institutions de la République », selon des éléments dont l’AFP a eu connaissance. Le parquet de Paris a décidé de faire appel.

Le FLNKS a salué cette décision, précisant que « jamais la CCAT, l’UC ou le FLNKS n’a appelé à une quelconque violence dans le pays. Aujourd’hui, la justice française a fait son travail. On attendra de voir la suite ». La présidente de la province Sud, Sonia Backès, s’est dite « écœurée ». « Le système judiciaire français devient fou », a-t-elle écrit.

La CPME, Confédération des petites et moyennes entreprises, explique que ce non-lieu a « provoqué une onde de choc profonde chez de nombreux Calédoniens », et « nourrit un profond sentiment d’abandon chez des entrepreneurs qui ont déjà tout fait pour maintenir leur activité ».