Des réponses partielles

L’État a donc publié la version définitive de son document sur les conséquences du Oui et du Non attendu depuis plusieurs années. Plus fourni que le texte qui avait fuité en mai dernier, il présente dans le détail les conséquences juridiques, politiques, économiques et financières qu’impliqueraient le choix des votants.

Dans le cas du Oui, des clarifications ont notamment été apportées sur la nationalité, les possibilités de conventions avec la France ou d’autres États, les conséquences potentielles sur les autres territoires du Pacifique ou encore l’organisation de la transition.

En cas de Non, on en sait davantage aussi. Il faudra réviser la Constitution pour déterminer un statut d’avenir pour la Nouvelle- Calédonie dans la France, définir un nouveau cadre politique, revoir les dispositions temporaires de l’Accord de Nouméa et fixer les priorités du territoire à long terme.

Ce document est une mine d’informations et chaque Calédonien devrait vraiment s’en saisir. L’État a fait son travail. Mais de très nombreuses questions restent en suspens, notamment pour ce qui est de l’indépendance. Et les réponses doivent maintenant être apportées localement.

On pense à l’organisation politique, aux financements, aux ressources fiscales et humaines pour remplacer l’apport de la France, à la monnaie… Des projets ont certes été travaillés par les indépendantistes, mais il n’y a pas de programme officiel, unique et partagé à l’ensemble de la population. En gros, à cinq mois du référendum, il n’y a pas de réponses à ces questions essentielles. Il serait utile d’avoir ces éléments pour la consultation, mais on peut aussi craindre que les éclairages n’arrivent qu’après…

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