La CCI, la Feinc, le Medef, la CAP-NC, l’U2P-NC et la CPME proposent la mise en place d’un moratoire fiscal et social sur deux ans afin de « sauver l’économie calédonienne ».
Cinq mesures ont été formulées. La première est la suspension du paiement des cotisations patronales, avec un différé étalé sur cinq ans à l’issue du moratoire, sans pénalités. La deuxième concerne l’exonération partielle et dégressive de la cotisation salariale Ruamm de 2,85 % pour les salariés du privé.
Leurs représentants demandent également une suppression de l’impôt de la patente, avec une compensation par l’État du manque à gagner pour les collectivités et la prolongation de l’allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi jusqu’à mi-2028. La dernière mesure consiste à proroger le dispositif « Reconstruction » de la Sogefom, Société de gestion des fonds de garantie d’outre-mer, instauré en juillet 2024, ainsi que la prise en charge temporaire des commissions de garantie. Au total, selon le patronat, ces mesures permettraient de réinjecter 31 milliards de francs par an dans l’économie.
Dans un communiqué, la Fédé a exprimé sa « forte opposition » à l’ensemble de ces mesures. Si elle « reconnaît pleinement la gravité de la situation », l’organisation regrette que « la majorité des dispositifs envisagés repose sur un transfert implicite de charges vers la collectivité, notamment l’État ». Elle relève également une « absence de conditionnalité sociale » des entreprises et met en garde sur « le risque significatif » que font peser ces mesures sur la protection sociale.

