Des heures sombres

L’Australie vit des heures difficiles. L’État de Nouvelle-Galles du Sud a été placé en état d’urgence, en raison de la violence de feux de forêt qui ont déjà ravagé près d’un million d’hectares, détruit plus de 150 habitations et qui avancent vers Sydney et ses six millions d’habitants.

Le vent, la sècheresse, la chaleur alimentent près de 80 brasiers dans les régions peuplées de la banlieue. Les autorités pensent qu’il s’agit potentiellement de « la semaine la plus dangereuse pour les feux de brousse que la nation a jamais observée ». « L’enfer sur terre », a titré la presse. C’est dire l’ampleur de ce désastre que nous avons pu ressentir, littéralement, jusqu’en Nouvelle- Calédonie.

Trois personnes sont mortes, quelque 300 koalas aussi, sans parler des ravages sur les écosystèmes, des forêts d’eucalyptus, par exemple… La situation est aussi dramatique dans le Queensland. Les observateurs expliquent que la saison a démarré de manière précoce en septembre, que l’intensité de ces feux est « hors norme ». La surface brûlée est déjà trois fois plus importante que l’an dernier et selon le chef des pompiers lui-même, « rien n’est construit ou conçu pour résister ».

Alors, la colère est grande chez nos voisins parce que cette situation était prévisible. Depuis des dizaines d’années, le lien entre le réchauffement climatique, la sècheresse, le défrichage, l’irrigation intensive et la fréquence et la sévérité des feux de forêt dangereux a été démontré par la science. Malgré cela, certains continuent, aujourd’hui encore, de parler d’un « délire » écologiste. Les moyens alloués aux soldats du feu sont régulièrement amputés et globalement sous-estimés.

Il va pourtant falloir se rendre à l’évidence. Il faudra en Australie, comme en Nouvelle-Calédonie, se secouer pour faire face à ces épisodes, pour mieux protéger les populations et pour progresser en matière de développement durable.

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